BIOGRAPHIES


I A I B I C I D-E-F I G-H-I I J-K-L I M-N-O I P-Q-R I S-T-U I V-W-X-Y-Z I

BAÂL CHÈME TOV I BAÂLÈ HA-TOSSÉFOT, (Tossafistes) I BAHIYA Bèn Achèr, (Rabbènou Béhayè) I BAHIYA Ibn Paqoda, (Hovot ha-Lévavot) I BAMBERGER, Simha ha-Lewi I BARCHECHAT, Yitshaq, BÈN CHÈCHÉT, Yitshaq, (Rivache) I BASS, Chabbataï, (Bassista) I BÈN ZIMRA, David, (Radbaz) I BEN-ÂTTAR, Hayim, (Or ha-Hayim) I BENAMOZEGH, Èlie I BENVENISTE, Hayim, (Knesset Ha-Guédola) I BERLINE, Naftali Tsévi Yéhouda, (Nétsiv) I BIBAS, Abraham I BITTON, Chimône I BOUNAM, Simha de Pshiskhe I BRILL, Yéhièl I


BAÂL CHÈME TOV
1698, 1760 I HAUT DE PAGE I

le BECHT, surnom de R' YISRAÈL Bèn Èliêzer de Miedzyboz, (littéralement Maître du bon nom), titre donné aux maîtres mystiques souvent faiseurs de miracles, thaumaturge et mystique qui vécut en Pologne, fondateur de la secte hassidique. Il recommande à ses adeptes de rechercher la communication directe avec D'ieu, et souligne l'importance de l'enthousiasme religieux et de la prière. Il n'a pas laissé d'ouvrages, mais ses disciples ont consigné son enseignement dans divers recueils.

BAÂLÈ HA-TOSSÉFOT, (Tossafistes) I HAUT DE PAGE I
Avigdor Katz, Autriche 1250.
Abraham d'Orléans, Orléans (France) 1200.
Baroukh bèn Chémouèl, Allemagne, 1221.
Baroukh bèn Yitshaq, Worms (Allemagne, 1170.
Hayim ha-Kohen, Paris (France), 1170.
Hizqiyahou bèn Yaâqov, Allemagne, 1283.
Elhnane bèn Yitshaq de Dampierre, France, 1184.
Éliêzer bèn Natane (Ravane), Allemagne, 1170.
Éliêzer bèn Yitshaq, Prague,1190.
Éliêzer de Touques, Normandie (France), 1280.
Éliêzer de Vérone, Italie, 1225.
Éliyahou Ménahèm de Londres, Angleterre, 1284.
Éliyahou de Paris, France, 1150.
Éliyahou de York, Angleterre, 1190.
Éfrayim de Regensburg, Allemagne, 1175.
Ménahèm de Joigny, France, 1180.
Méchoulam de Melun, France, 1180.
Mochè bèn Chélomo, Allemagne, 1180.
Mochè de Coucy, France,
Mochè d'Evreux, France, 1230.
Mochè de Kiev, Russie, 1150.
Mochè de Pontoise, France, 1180.
Mochè Tachau, Regensburg (Allemagne), 1230.
Natan'èl de Chinon, France, 1220.
Pérèts de Corbeil, France, 1295.
Péeter bèn Yossèf, Autriche, 1146.
Chimchone ha-Zaqène, France, 1140.
Chimchone de Coucy, France, 1200.
Chimchone de Sens, France,1230.
Chémouèl bèn Méïr, France, 1174.
Chémouèl bèn Notrènaï, France, 1197.
Chémouèl de Falaise, France, 1250.
Chémouèl de Joinville, France, 1190.
Simha de Speyer, Allemagne, 1200.
Yaâqov bèn Méïr, Rabbénou Tam, France, 1171.
Yaâqov d'Orléans, France, 1189.
Yaâqov Yisraèl bèn Yossèf, France, 1180.
hièl de Paris, France, 1268.
Yéhouda bèn Qélonimos, Allemagne, 1200.
Yéhouda de Paris (Sir Léon), France, 1130.
Yitshaq bèn Achèr I (Riva) Allemagne, 1130.
Yitshaq bèn Achèr II, Allemagne, 1196.
Yitshaq bèn Abraham (Ritsba), France, 1210.
Yitshaq bèn Méïr (Rivam), France, 1130.
Yitshaq bèn Mordékhaï,Allemagne, 1170.
Yitshaq ha-Lavane, Prague, 1180.
Yitshaq de Corbeil, France, 1280.
Yitshaq de Dampierre, France, 1200.
Yom Tov de Falaise, France, 1250.
Yom Tov de Joigny, Angleterre, 1190.
Yossèf Békhor Chor, Orléans (France) 1175.
Yossèf Porat (Ri Porat) Troyes (France), 1140.

BAHIYA Bèn Achèr, (Rabbènou Béhayè) mort à Saragosse en 1340
I HAUT DE PAGE I

Il fut un des plus éminents élèves de R' Chélomo ben Adéret (Rachba); excellent exégète du 13ème siècle, qabbaliste, dont on croit qu'il fut rabbin à Saragosse. Son commentaire de la Tora, écrit vers 1291, est imprimé à Naples dès 1492. Son oeuvre Kad ha-Qèmah, , est un répertoire alphabétique des principes de la foi. Son commentaire sur les Pirqè Abot a été conservé grâce à R' Chélomo Alkabèts qui l'a recopié dans l'un de ses ouvrages.

BAHIYA Ibn Paqoda, (Hovot ha-Lévavot) né à Sarragosse (Espagne) en 1050, mort en 1120I HAUT DE PAGE I

fils de Yossèf, Rabbènou Bahiya, moraliste et auteur de Hovot ha-lévavot, , Les Devoirs du Coeur, ouvrage subdivisé en dix sections appellées, Portes, , écrit en arabe et traduit en français par André Chouraqui, dans lequel il invite le fidèle à retrouver le pur amour de D'ieu par la pratique d'une certaine ascèse et par la soumission à une discipline de tous les instants. Il y donne, pour la première fois, une théorie complète et systématique de la morale juive. Il exerce la fonction de Juge Rabbinique à Saragosse. Pour lui la droiture, l'humilité et la simplicité sont les conditions essentielles de l'accomplissement des préceptes divins.

BAMBERGER, Simha ha-Lewi 1832, 1897 I HAUT DE PAGE I

fils de R' Seligman Baer (Yitshaq Dov ha-Lewi) Bamberger, rav en Allemagne, né en 5567, 1807 en Bavière, décédé en 5638, 1878. Fut rav à Würzburg. Grand opposant au mouvement de la Réforme, une controverse l'oppose cependant au rav Hirsch quant à la politique à suivre dans cette lutte, ce dernier prônant une politique séparationniste. Son fils, le rav Simha, fut rav à Fisch et Aschaffenbourg. Ouvrages : Hanoukh line harim, Péqoudat ha-Léwiim.

BARCHECHAT, Yitshaq, BÈN CHÈCHÉT, Yitshaq, (Rivache) I HAUT DE PAGE I
Né à Barcelone en 1326, décédé à Alger en 1407

Disciple du Rane et du R' Perets HaCohen, rabbin dans diverses communautés espagnoles, il s'enfuit à Alger lors des persécutions de 1391. Il en devient le rav et y décède. Important décisionnaire et commentateur, très influencé par le Rambam, il s'oppose pourtant à la philosophie d'Aristote.

BASS, Chabbataï, (Bassista) 1641, 1718I HAUT DE PAGE I

(en hébreu méchorer, chantre). fils de Yossèf, rav d'origine polonaise, éditeur et imprimeur, le premier expert juif en bibliographie. Ses parents sont massacrés par les cosaques en 1655 pogrome à Kalisz (Pologne), il s'enfuit à Prague avec son frère aîné. Possédant une voix agréable, il est engagé comme chantre (d'où son surnom de Bass) à la Altneuschul de Prague. Il y acquiert une solide connaissance du Talmoud, doublée d'une vaste culture générale, particulièrement en latin. Il entreprend la compilation d'un catalogue exhaustif d'oeuvres hébraïques et juives, inexistant jusqu'alors. Il parcourt les bibliothèques de Pologne, d'Allemagne et de Hollande. A Amsterdam, il est initié à l'art de l'imprimerie et commence la publication de nombreux ouvrages en hébreu, notamment un Houmache (Pentateuque) avec un surcommentaire de Rachi, le Siftei Hakhamim (Paroles des sages, 1712) qui devient l'inséparable compagnon de Rachi dans la plupart des éditions courantes.

BÈN ZIMRA, David, (Radbaz) né en Espagne en 1479, mort à Safed en 1589I HAUT DE PAGE I

fils de Chélomo, rabbin qabbaliste et talmudiste, il forme la charnière entre les Richonim et les Aharonim, , ces derniers ayant moins d'autorité que les premiers. À la suite de l'expulsion de 1492, il se rend à Fès avec ses parents, puis à Safed. En 1517, il est nommé Grand Rabbin d'Egypte. À l'âge de 90 ans, il démissionne du Grand Rabbinat d'Égypte et va à Safed où il fait partie du Bèt Dine présidé par R' Yossèf Qaro. Son avis a pesé en particulier dans la discussion sur le renouveau de la sémikha. Il est l'auteur de Divrè David, , Les Paroles de David, un commentaire sur le Yad de Maïmonide; Yéqar Tif'èrète, , Honneur de l'excellence, des réponses à des critiques sur Maïmonide d'Abraham Bèn David; Kélalè ha-Guémara, , Règles de la Guémara, méthodologie du Talmoud; Or Qadmone, , Lumière antique, sur la Qabbale; Maghène David, , Le bouclier de David, une explication mystique de l'alphabet; Mikhtam le-David, , Chant de David, Homélies qabbalistiques sur le Cantique des Cantiques; Chib'îm Panim la-Tora, , Soixante dix méthodes d'explication de la Loi; Dinè Rabba wé-Zouta, , Grandes et petites décisions, commentaire sur le Choul'hane Âroukh, ; son ouvrage essentiel, Téchouvot ha-Radvaz, .

BEN-ÂTTAR, Hayim, (Or ha-Hayim) né à Salé (Maroc) en 1696, mort à Jérusalem en 1743 I HAUT DE PAGE I

fils de Mochè, un des plus grands qabbalistes du Maroc; pour différentes raisons, il est obligé de quitter sa ville natale et vient s'établir à Fès. Durant ce séjour, il est probablement nommé Roche Yéchiva par Rabbi Chémouèl Elbaz. Rabbénou étudia la Tora auprès de lui à cette époque. Après une période faste, il connait de grands déboires, auxquels s'ajoute la famine de l'an 1730, à la suite de laquelle il décide de quitter le Maroc pour se rendre en Europe où il reçoit le meilleur accueil, il est partout honoré et respecté. Retenu par les notables de la communauté de Livourne où il séjourne de 1738 à 1742, il fonde l'Académie Talmudique de Livourne où il forme de nombreux étudiants; ces derniers lui fournissent les moyens de publier son fameux Or ha-Hayim. En 1742 il se rend à Jérusalem, but qu'il a toujours rêvé d'atteindre; il habite tout d'abord à Acco, puis à Tibériade auprès de R' Hayim Aboulâfia. Le Hida fut l'un des ses élèves. Son commentaire sur la Tora, , Or ha-Hayim, est l'un des plus appréciés, même parmi les hassidim, et figure dans de nombreuses éditions du Houmache. Ce commentaire accompagne les diverses éditions classiques, Miqraot Guédolot, . Il est l'auteur de nombreux écrits sur le Talmoud, d'ouvrages juridiques, notamment Péri Toar, , sur Yorè Déâ, . Ben-Âttar, nom arabe : fils du parfumeur, droguiste ou épicier.

BENAMOZEGH, Èlie 1823, 1900 I HAUT DE PAGE I

rabbin italien, a voulu, en s'inspirant du Talmoud et de la Qabbale, souligner l'apport du Judaïsme à l'humanité et mettre en valeur l'universalisme juif. En situant la religion juive par rapport aux autres religions, et en particulier par rapport au christianisme, il tente de dégager la véritable mission d'Israël et aspire à rétablir les bases oubliées d'une religion universelle. Ses deux ouvrages principaux, écrits en français, sont Morale juive et Morale chrétienne, ainsi que Israël et l'Humanité.

BENVENISTE, Hayim, (Knesset Ha-Guédola) I HAUT DE PAGE I
né à Constantinople (Turquie) en 1603, mort à Izmir en 1673

fils d'Yisraèl, à 21 ans il est responsable de la kacheroute dans sa communauté, au Rabbinat de Tire près d'Izmir. Il adhère au mouvement du faux messie Chabbétaï Tsvi, et se repent après que ce dernier se soit converti à l'islam. Grand Rabbin de Constantinople puis de Smyrne (1655). Auteur de Kénesset ha-Guédola, la Grande Assemblée, en huit parties; Orah Hayim; Chéyarè; Hochèm Michepat; Êts Hayim; Êts ha-Gane; Êts hadar; Dina dé-Haya, Lois des Vivants, commentaire sur l'ouvrage de Mochè de Coucy; Baê Hayè, Nécessités de Vivants, réponses à des consultations sur Yorè Déâ et le Ébèn ha-Êzer; Pessah Mé-Ôuvine, prières et rituel pour Pessah; Hamra wé-Haya, Vin et Vie, sur le Traité Sanhédrine. Benveniste, nom ancien votif espagnol : Bienvenue.

BERLINE, Naftali Tsévi Yéhouda, (Nétsiv) né à Mir en 1817, mort en 1893 I HAUT DE PAGE I

dès ses jeunes années, il était connu comme un grand savant talmudiste. En 1831, il épousa la fille de R' Yitshaq de Wolozyn qui était à la tête de l'importante Yéchiva de la ville. Après le décès de son beau-père, il fut nommé directeur, à partir de 1859, de la Yéchiva de Wolozyn qui devint le centre des études talmudiques en Russie. Ses étudiants brillaient par leur profondeur d'esprit et le Netsiv entretenait des relations de parent à enfants avec eux. La Yéchiva alla jusqu'à compter plus de quatre cents étudiants. Il était en faveur d'une approche rationnelle des textes. En 1892, un décret gouvernemental ordonna la fermeture de la Yéchiva. Le Netsiv et sa famille furent exilés. Sa santé en fut si gravement atteinte qu'il ne put réaliser son désir de s'établir en Érets Yisraèl. Il mourut à Varsovie dix-huit mois environ après son départ de Wolozyn. Il avait pour fils R' Hayim Berlin et R' Méir Berlin. Son commentaire de la Tora, Ha-âmèq Davar, , Ha-âmèq Chéèla, , est conforme à ses tendances, ainsi que Rina Chel Tora, un commentaire du Chir Hachirim, et le recueil de ses responsa, Mèchiv Davar (2 volumes).

BIBAS, Abraham 1898, décédé à Jérusalem 1992 I HAUT DE PAGE I

Dayane de Tétouan, il refuse de quitter la célèbre ville de Tétouan, malgré la diminution progressive des effectifs de la communauté. Il occupe dans cette ville les fonctions de dayane pendant plusieurs décennies. Ce n'est qu'après la disparition de son épouse, qu'il accepte de venir à Jérusalem. Personnalité discrète, il sait toutefois se montrer inflexible lorsque la Tora ou les mitswot sont mises en danger. Ses huit enfants sont presque tous engagés dans l'enseignement de la Tora ou dans le rabbinat. Un de ses fils est l'un des responsables de l'École Âqiba de Strasbourg.

BITTON, Chimône Né au Maroc en 1933, décédé à Marseille en 1982 I HAUT DE PAGE I

fils du dayane R' Hayim, un ouvrage fondé sur ses écrits est édité par son petit-fils de Bné-Brak. R' Chimône étudie tout d'abord à Tétouan, puis à Sunderland, en Angleterre, au cours de la Seconde Guerre mondiale; il y brille par son assiduité exceptionnelle à l'étude de la Tora, en particulier dans le domaine de la Halakha. Une fois marié, il s'installe à Gateshead, où il est un des piliers de l'ancien Kolel local fondé par R' Dessler z.l. Il est consulté dans cette communauté sur des questions de halakha, et remplace parfois le rav de la ville. En 1976, il est appelé à Marseille pour occuper les fonctions de dayane qu'il exerce pendant six ans. Il a une influence prépondérante dans le développement religieux de la ville.

BOUNAM, Simha de Pshiskhe 1763, 1827 I HAUT DE PAGE I

fils de rav Tsevi de Wladislaw. Disciple du Hozé de Lublin, il est proche du Yéhoudi ha-Qadoche de Pshiskhe, dont il prend la succession. Cette hassidout compte à son époque des milliers de membres.

BRILL, Yéhièl né en 1816, décédé à Londres en 1886 I HAUT DE PAGE I

gendre du célèbre R' Yaâqov Sapir. Le R' Brill est l'éditeur d'un journal en hébreu du nom de Ha-Levanone qui paraît tout d'abord à Jérusalem dans les années 1870, enfin à Mayence sous la direction du R' Méir Marcus Lehman; cette revue sert de fer de lance au judaïsme orthodoxe d'Europe Occidentale, en particulier au secrétaire de R' Yitshaq Elhanan Spector, le R' Yaâqov Lifchitz. Rav Yehiel Brill fait partie du premier groupe d'Ekron. Il raconte l'épopée de la création des premières colonies dans un petit livre intitulé Yessoud ha-Maâla.


I A I B I C I D-E-F I G-H-I I J-K-L I M-N-O I P-Q-R I S-T-U I V-W-X-Y-Z I