BIOGRAPHIES

 


I A I B I C I D-E-F I G-H-I I J-K-L I M-N-O I P-Q-R I S-T-U I V-W-X-Y-Z I

I JUNG, Leo I KAGAN, Yisraèl Méir Ha-Kohen, (Hafèts Hayim) I KAHANEMAN Yossef-Chelomo I KAHN, Zadoc I KALMAN, Klonimos Ha-Léwi Epstein, (Maor Wa-Chèmèche) I KANIEWSKI, Yaâqov Yisraèl, (le Steipeler) I KAPAHhya I KARÉLITS, Abraham Yéchâya, (Hazone Iche) I KARELITZ, Abraham Yéchâyaou I KARMI, Mordekhaï I KITOV, Èliyahou I KOOK, Abraham Yitshaq I KOTLER, Aharone I KOULI, Yaâqov, (Mèâm Loêz) I LANDAU, Yéhezqièl, (Noda bi-Yéhouda) I LATTÈS, Yitshaq Yéhochouâ I LEIB LOEWENSTAMM, Arié I LEIB, Yéhouda Ariè de Gour I LEIBOUSH, Menahem Mendel de Kotzk I LEIBOVITZ, Yérouhame I LEINER, Yaâqov (d'Izbetsia) I LEIVOWITZ, Yérouham I LEWI, Ibn Gerchone, (Ralbag) I LEWI Yitshaq de Berditchev I LÉWI Ibn Habib, (Ralbah) I LÉWI BEN GUERCHONE, (Ralbag) I LIPPMAN HELLER, Yom Tov, (Tossefot Yom Tov) I LOURIA, David, (Radal) I LOURIA, Chélomo, (Maharchal) I LOURIA ACHKENAZI, Yitshaq, (Ha-Ari Zal) I LUZZATO, Mochè Hayim, (Ramhal) I LUZZATO, Chémouèl David I

JUNG, Leo né en Moravie en 1892 I HAUT DE PAGE I

Ayant étudié dans des yéchivot hongroises, il reçoit sa sémikha (ordination rabbinique) au Séminaire rabbinique de Berlin en 1920, et prend un poste de rabbin à Cleveland, aux USA. Il se distingue comme l'un des plus importants protagonistes de la néo-orthodoxie en Amérique. Membre du conseil suprême de l'Agoudat Yisraèl jusqu'en 1929, il finit par s'en séparer pour des raisons idéologiques. Écrivain et rédacteur de renom, il publie 8 volumes de The Jewish Library, entre autres.

KAGAN, Yisraèl Méir Ha-Kohen, (Hafèts Hayim) I HAUT DE PAGE I
né en 1839 à Zettel (Lithuanie), décédé à Varsovie en 1933

fils de Rabbi Arié-Zéev qui décède à l'âge de 47 ans, victime d'une épidémie de choléra; à l'âge de neuf ans, il étudie déjà dans la yéchiva de Rabbi Hayim Nahman Parness à Vilna. À l'âge de onze ans seulement, il connaît par coeur deux cents page de Guémara. Après trois ans de veuvage, sa mère se remarie avec Rabbi Chimhon de Radin, père d'une fille, Frieda, que Rabbi Yisraèl épouse à l'âge de 17 ans en 1856. Il refuse toute fonction rabbinique pour se consacrer exclusivement à l'étude de la Tora. Plus tard, il ne tire ses moyens d'existence que de la vente de ses livres. Personnalité la plus éminente du judaïsme lithuanien, mais son influence et son autorité s'étendent à tout le monde juif de l'entre-deux-guerres. Rédige à l'âge de 28 ans son livre Hafets Hayim traitant des interdits du langage, la médisance, afin de faire prendre conscience au peuple de la gravité de cette inconduite et des limites exactes de ce qui est autorisé dans le domaine de la parole. Son ouvrage essentiel, le Michena Béroura, oeuvre en six tomes qu'il a mis vingt-huit ans à rédiger, et qui est une mise à jour de toutes les remarques faites par les décisionnaires modernes sur l'Orah Hayim (la première des quatre parties du Choulhane Âroukh), ouvrage de base de la halakha moderne. Il fonde et dirige durant de longues décennies la yéchiva et le kolel de Radin, en Pologne (connu sous le nom de kolel qodachim où l'on étudiait plus particulièrement les lois sur les qorbanot), et s'impose comme la plus importante autorité juive d'Europe avant-guerre. Ses autres écrits sont, entre 1898, 1925, Guéder Holam, Tohorat Yisraèl, Nidhei Yisraèl, Bèt Yisraèl, Homat ha-Dat et Liqoutei Halakhot, et de nombreux autres écrits dans lesquels il traite de l'importance de l'étude quotidienne, de la nécessité d'être fidèle à la Loi, même à l'armée, de la charité, de l'observance du Chabbat, etc.. en tout, plus de quarante ouvrages. Jusqu'à ses dernières heures, il ne cesse de répondre aux questions et de donner les conseils qui lui sont demandés pour tenter de sauver ce qu'il est encore possible de sauver. L'année de son décès, 1933, est l'année de la montée au pouvoir de Hitler. Lorsqu'on lui demande : que va-t-il nous arriver?, le grand Maître répond : Il ne pourra pas concrétiser son dessein! Jamais personne ne parviendra à anéantir tout Israël! Cela est écrit (Genèse 32,9) : Si Ésaü attaque l'un des camps et le met en pièces, le camp restant sera une ressource!. Il ajoute : Cela est écrit aussi dans le livre d'Obadia (ver. 17) : Sur le Mont Sion, un débris subsistera; il sera chose sainte. Le monde des Yéchivot ressurgi des cendres en Erets-Yisraèl, l'une de ses dernières paroles qui allait, après l'Holocauste, devenir réalité.

KAHANEMAN Yossef-Chelomo I HAUT DE PAGE I
Né à Kool, Lituanie, en 1886, décédé à Bnei-Brak en 1969

fils de Reb Yéhouda Leib qui avait étudié dans sa jeunesse auprès du Hafets Hayim à Radin, il est connu comme le Rav de Poniewiez, un géant de l'esprit, guide pour tous les Juifs. Il a fait construire, dans les dernières vingt-cinq années de sa vie , à Bnei-Brak, la Yéchiva de Poniewiez, et contribué à l'essor des Yéchivot, en Èrets Yisraèl, en particulier, mais aussi dans le monde entier. Dès l'âge de 10 ans, il étudie à Plungian auprès de différents maîtres parmi lesquels Rav Hayim Yitshaq Bloch et Rav Chimhon Schkop qui deviennent ses véritables maîtres. Il étudie ensuite à Telz de 14 à 21 ans maîtrisant avec génie des connaissances encyclopédiques et dépasse peu à peu tous ses condisciples. De ses deux maîtres précités et de Rav Eliézer Gordon, Rav Yéchiva de Telz, il reçoit la lomedouth, science de l'analyse talmudique faite d'une logique rigoureuse et d'une compréhension profonde des thèmes impliqués. Il étudie aussi quelque temps à Novardok, auprès de Rav Yosel (Saba ou fondateur) qui lui confie la responsabilité d'un cours dans sa yéchiva, et il entre en contact avec le Dayane de la ville, Rav Yehiel Mikhel Epstein (auteur du Âroukh Ha-Choul'hane) qui l'investit de la Sémikha (droit de décision rabbinique). Après une visite au Hafèts Hayim à Radin, il en fait son maître et son critère de référence pour toutes les décisions de sa vie. Le Hafèts Hayim, en retour, ne cache pas son affection pour lui et en fait un disciple de choix. Il étudie à Radin, dans le Kolel Kodechim, durant trois années consécutives, et a, pour compagnon d'étude, le fameux Rav Elhanan Wasserman. Il épouse, en 1911, la fille du Rav de Wiedj, Rav Aryé-Leib Rubin, et il se rend donc à Wiedj où il se fait connaître de la communauté dont il devient plus tard le Rav, après le départ de son beau-père appelé à exercer à Wilcomir, et, sur les conseils du Hafèts Hayim, il y crée une yéchiva, et, tout au long de sa carrière, il constitue une yéchiva dans chaque ville où la Providence mène ses pas. La ville de Wiedj, non loin de le la ligne de démarcation entre le front allemand et le front russe, passe plusieurs fois d'un camp à l'autre, et, au cours de la Première Guerre Mondiale, il fuit à Traguin puis à Ingalina et revient ensuite à Wiedj. Rav Yossef Chélomo se rend auprès du commandant allemand, impressionné par sa personne et son intelligence, et obtient de lui de l'aide, un laisser-passer et une carte de chemin de fer pour toute la durée de la guerre, afin de circuler librement dans tous les territoires conquis par les Allemands. Naturellement, il l'exploite au maximum pour venir en aide à ses frères éprouvés par la guerre. Lorsque Wiedj échoue aux mains des Russes, il devient un fugitif sans ressources. Il s'installe à Koltinan avec une équipe d'étudiants triés sur le volet qui se vouent corps et âme à l'Étude. Il y reste trois ans avant de retourner à Wiedj. À trente-trois ans, en 1919, il est nommé Rav de Poniewiez. Il y proclame l'ouverture d'une yéchiva qui attire de brillants étudiants et devient un phare dans le monde des yéchivot. Plus tard, viennent l'aider son beau-frère, Rav Acher Kalman Baron, et Rav Moché David Tsfatman. Son beau-père, Rav Aryé-Leib Rubin, vient chaque année passer quelques semaines donner des conférences à Poniewiez. La Lituanie étant devenue indépendante, le Rav est nommé pour deux ans député au gouvernement. Dès le début de la Seconde Guerre Mondiale, la Providence le soustrait à l'enfer de l'Holocauste. Accompagné de Rav Abraham-Dov Shapira, chef du tribunal rabbinique de Kovno, il est envoyé en mission en hiver 1940 aux États-unis, muni d'un passeport diplomatique et de la procuration du gouvernement de Lituanie, afin d'obtenir le droit à l'immigration des réfugiés de Pologne dans le continent américain. Rendu en Italie, il se rend compte que cette démarche est vouée à l'échec, et, séparé de sa Yéchiva et de sa famille, et, sans aucune possibilité de retour vers son pays, il se rend en Èrets Yisraèl. Une semaine plus tard, les troupes allemandes envahissent Poniewiez et massacrent les mille étudiants de la yéchiva, l'épouse de Rav Yossef-Chelomo, un fils tout juste bar mitswa et le reste de sa famille. Il demeure seul au monde, brisé par l'ampleur du désastre. Mais, plein de courage, en 1940, à la cinquantaine passée, ayant tout perdu, il entreprend de reconstruire et achète, à Bnei-Brak, la colline où il veut reconstruire une nouvelle Poniewiez. L'année suivante, dans les larmes, il pose la première pierre de la yéchiva en présence du Hazon Iche, et en amorce aussitôt la construction. Deux ans plus tard en 1943, alors qu'il est malade et que l'on craint pour sa vie, il donne instruction à son fils rescapé, Rav Abraham Kahaneman, d'amorcer immédiatement les cours à la Yechiva avec un noyau d'étudiants de fortune. Durant les vingt cinq années qui suivent, il construit la plus grande yéchiva d'Èrets Yisraèl, la Yéchiva de Poniewiez, qui s'étend aujourd'hui sur plusieurs bâtiments imposants sur la colline de Zikhron-Méïr, avec la Yéchiva, un Kolel pour étudiants mariés, un orphelinat pour garçons, un autre pour filles, ainsi que différentes annexes dont celle d'Achdod. Il se remarie avec la Rabbanit Hinda qui lui est d'une aide précieuse et qui se dévoue, jusqu'à la fin de sa vie, pour la Yéchiva. Il décède en 1969, pleuré par tout Israël qui voit en lui, en cette génération de ruines, une nuée qui guide et qui éclaire le peuple.

KAHN, Zadoc I HAUT DE PAGE I
né à Mommenheim (Alsace) en 1839, décédé à Paris en 1905

il étudie à l'École rabbinique qui se trouvait alors à Metz. Il devient plus tard Grand rabbin de Paris, puis Grand rabbin de France, fonction qu'il est le dernier à occuper avant la séparation de la religion et de l'État. Il vit durant une des périodes les plus mouvementées pour le judaïsme français : création de l'Alliance, l'Affaire Dreyfus, l'entreprise d'installation de Juifs en Erets Yisraèl initiée par le Baron de Rothschild, action sur laquelle le Grand rabbin Kahn a une influence décisive. On lui doit également une traduction de la Bible en français qui est encore largement utilisée aujourd'hui.

KALMAN, Klonimos Ha-Léwi Epstein, (Maor Wa-Chèmèche) ? 1800 I HAUT DE PAGE I

R' Klonimos Kalman de Cracovie est connu pour sa sainteté et sa grande crainte de D'ieu, il fait appel dans ses commentaires au Zohar et à la science qabbalistique; il est l'auteur du commentaire de la Tora Maor Wa-Chémèche;

KANIEWSKI, Yaâqov Yisraèl, (le Steipeler) I HAUT DE PAGE I
Né en 1899 à Haron-Steipel, Russie, décédé à Bnè-Braq en 1985

il étudie à Bialystok, puis à la Yéchiva Novardok à Pinsk, avant de se marier avec la soeur du Hazon Iche; ce dernier le pousse à le rejoindre à Bnei-Braq en 1934. Il y dirige quelques temps la yéchiva Novardok, puis le Kolel Hazon Ich, mais en fait se consacre essentiellement à la rédaction de ses ouvrages : le Kehilot Yaâqov. Un public des plus nombreux le consulte pour des conseils et des bérakhot.

KAPAHhya né en 1850 au Yémen, décédé en 1932 I HAUT DE PAGE I

prononciation yéménite Kafih; il est une des personnalités religieuses importantes du pays, réputé tant par sa fonction de rabbin, que par ses activités dans la recherche de manuscrits anciens et leur publication. Il ouvre, en 1892, un Bèt ha-midrache personnel où l'on étudie selon la tradition générale yéménite, mais où l'on s'ouvre également aux influences plus modernes. Dans sa jeunesse, R' Yehya a fréquenté deux concitoyens intellectuels, Hayim Habchouch et Yossi El'Aroussi, mais sa rencontre avec Joseph Halévy, qui critique violemment le Zohar, va le marquer profondément. Trente ans plus tard, R' Yéhya lance sa campagne officielle contre le Zohar! Son prestige s'affirme et son groupe réussit à l'élire Grand rabbin en 1899-1900. En 1890, R' Yéhya et son groupe demandent à l'Alliance Israélite, par l'intermédiaire de Joseph Halévy, de leur envoyer un enseignant dont les vues correspondent aux leurs. En 1892, c'est chose faite. Un autre rabbin est nommé à la tête de la communauté et, en 1909, une école juive est ouverte, comprenant deux éducateurs turques et deux éducateurs juifs, dont R' Yéhya qui considère cette école comme un instrument idéal pour influencer la jeunesse et la pousser à s'intéresser à la culture. La Première Guerre Mondiale entrave ce projet. Désirant introduire une certaine forme de modernisme dans la communauté juive du Yémen, R' Yéhya se lance dans une réforme des traditions et de l'approche du Talmoud qui lui vaut d'être jeté en prison à deux reprises pour avoir troublé l'ordre public! En 1914, il déclare la guerre au Zohar et aux kabbalistes dans son ouvrages Milhamoth haChem, ce qui provoque une polémique et une division au sein de la communauté. Sa mort en 1932 sonne le glas du mouvement Dardaïm qu'il avait fondé. Son acharnement a surtout mis en lumière l'unanimité existant dans l'univers juif au sujet de l'authenticité du Zohar et de la place de la Qabbala. Son petit-fils, R' Yossèf, nommé dayane à Jérusalem, a dû prêter serment qu'il admettait l'authenticité de la Qabbala.

KARÉLITS, Abraham Yéchâya, (Hazone Iche) I HAUT DE PAGE I
Né en Lituanie en 1879, décédé à Benè Brak en 1953

une des personnalités rabbiniques les plus importantes du judaïsme contemporain. Né en Lituanie où sa réputation est déjà très grande, il vit d'abord à Vilna, puis se fixe en Terre Sainte, à Bné-Brak, en 1933. Penseur et surtout homme de Halakha, Il exerce une très grande influence sur les diverses couches de la population, bien qu'il n'ait jamais accepté de fonction officielle. Il écrit des remarques et des commentaires sur presque tous les livres du Talmoud, et laisse également un petit livre de pensées sur des thèmes de philosophie religieuse et de morale. Ses ouvrages, en une vingtaine de volumes parus sous le nom de azone Iche, forment un jalon essentiel dans la continuation de la Halakha d'aujourd'hui.

KARELITZ, Abraham Yéchâyaou I HAUT DE PAGE I
Né en 1879, décédé à Benei Brak en 1954

Se rend en Israël en 1932 et devient le directeur spirituel du monde des yéchivot de l'après guerre, avec le rav de Brisk. Son oeuvre, Hazon Iche, d'une vingtaine de volumes, fait date dans le monde de la Halakha et de l'étude.

KARMI, Mordekhaï I HAUT DE PAGE I
né à Carpentras, mort à Aix-en-Provence 1825

Le Maamar Mordekhaï, ouvrage halakhique de R' Mordekhaï Carmi, son ouvrage est cité par la plupart des auteurs modernes, le Michena Béroura en particulier; Dibrè Mordékhaï, polémique talmudique avec som ami Azoulaï.

KITOV, Èliyahou né à Varsovie ?, 1912 I HAUT DE PAGE I

publiciste et éducateur religieux, établi en Terre Sainte depuis 1936. Son oeuvre peut être divisée en deux parties : d'une part, des monographies d'intérêt religieux, sur de grandes figures du judaïsme, d'autre part, des recueils dans lesquels, grâce à sa langue facile et riche à la fois, il rend accessibles les grandes lignes de l'enseignement rabbinique : remarques sur les fêtes et sur tout le calendrier religieux dans le Séfère Ha-Todaah, réflexions sur la vie domestique dans Iche Ou-Vétha etc..

KOOK, Abraham Yitshaq né en Lituanie en 1865, 1935 I HAUT DE PAGE I

il s'établit en Terre Sainte en 1904, date à laquelle il est nommé rabbin de Yaffo, petite ville à côté de laquelle devait s'élever l'actuelle Tel-Aviv. En 1919, il est nommé Grand Rabbin de la Palestine, talmudiste, qabbaliste, homme d'action, c'est dans divers domaines que le R' Kook a exercé son influence, ses ouvrages sur la halakha (jurisprudence) sont reconnus par tous; philosophe mystique, il insiste sur le lien intime qui unit Israël à son D'ieu, à sa terre et à sa Loi; homme d'action, il a contribué au repeuplement de la Terre Sainte en ne cessant de rappeler l'importance de la mitswa (obligation religieuse), de résider sur la terre d'Israël.

KOTLER, Aharone 1892, 1962 I HAUT DE PAGE I

éminent talmudiste contemporain, originaire de Lituanie mais installé aux États-unis après la Seconde Guerre Mondiale. Il est le chef spirituel de la Yéchiva de Lakewood; il est l'un des plus grands propagateurs de l'étude du Talmoud aux États-unis.

KOULI, Yaâqov, (Mèâm Loêz) 1685, 1732 I HAUT DE PAGE I

grand rabbin de Turquie; a écrit en ladino le fameux commentaire sur la Tora, sous forme d'homélies, le Mèâm Loêz , en plusieurs tomes, imprimé en 1734 à Constantinople. Il réussit à captiver l'attention de Juifs éloignés de la religion du fait qu'ils ne comprenaient plus l'hébreu dans les communautés séfarades de Constantinople et de Salonique en leur offrant dans une langue très simple et souvent même familière, des idées profondes et fondamentales du judaïsme. Le commentaire de la Haggada de Pèssah, , contient un enseignement essentiel des principes du judaïsme exprimé sous une forme attrayante en rapport avec le récit de la Haggada.

LANDAU, Yéhezqièl, (Noda bi-Yéhouda) 1713, 1793 I HAUT DE PAGE I

Important maître du judaïsme d'Europe Orientale. Rabbin de la communauté de Prague à partir de 1755, et en faveur auprès des autorités, il intervient souvent au profit de ses coreligionnaires. L'un des plus grands décisionnaires et commentateur du Talmoud des derniers siècles, adversaire du mouvement hassidique, il s'oppose par ailleurs très violemment au mouvement des lumières qui se développe, en Europe, à la suite de Mendelsohn, et occupe des fonctions rabbiniques notamment à Brody et Prague. Il est resté célèbre pour ses Questions et Réponses dans le domaine de la législation juive (Ahavat Tsione), et un commentaire du Talmoud, Taloun leNéfech Haya.

LATTÈS, Yitshaq Yéhochouâ décédé en 1570 I HAUT DE PAGE I

fils de Bonet Lattès, un Juif de Provence devenu rav de Rome. R' Yitshaq Yéhochouâ est né en France et a suivi son père en Italie. Il a notamment été le tuteur du fils de rav Yitshaq Abrabanel. Mêlé aussi à ce qu'on a appelé la dispute autour du divorce Tamari-Venturozzo, il était associé à l'imprimerie de Mantoue qui a publié un Zohar entre 1558 et 1560. Ouvrage inédit, le Behinat Holam.

LEIB LOEWENSTAMM, Arié 1690, 1755 I HAUT DE PAGE I

né à Cracovie, mort à Amsterdam. Épouse la fille du Hakham Tsevi, alors rav d'Altona (Allemagne), et suit son beau-père à Amsterdam avant d'assumer des fonctions rabbiniques en diverses villes de Pologne. Nommé en 1740 rabbin à Amsterdam, il y restera jusqu'à la fin de sa vie. À la demande des autorités rabbiniques de Venise, il prononce un hérèm (anathème) à l'encontre de R' Mochè Hayim Luzzato (le Ramhal), soupçonné alors injustement de sabbatianisme.

LEIB, Yéhouda Ariè de Gour Né en 1847, décédé en 1905 I HAUT DE PAGE I

fils de R' Avraham Mordekhaï de Gour, petit-fils de R' Yitshaq Méir de Gour. Rabbi d'une des cours hassidiques les plus importantes, comptant des dizaines de milliers d'adeptes. Ses ouvrages sont des classiques et figurent parmi les livres d'étude les plus utilisés : Sefat Emet sur la Tora et sur la Guémara.

LEIBOUSH, Menahem Mendel de Kotzk 1787, 1859 I HAUT DE PAGE I

fils de R' Yéhouda Leiboush. Il fut le disciple du Hozé, du Yéhoudi Ha-Qadoche et de rab Bounam de Pshiskhe. Dirigeant d'une grande vivacité d'esprit, il était célèbre pour l'audace de sa pensée, marquée par le paradoxe. Il fut rabbi depuis 5587, 1827.

LEIBOVITZ, Yérouhame mort en 1937 I HAUT DE PAGE I

connu sous le nom de R' Yérouhame De Mir, car il a été l'animateur spirituel de la Yéchiva de Mir, en Lituanie. Il exerce, par son élévation morale et la profondeur de sa pensée, une grande influence sur ses élèves. Ces derniers ont recueilli ses écrits après sa mort.

LEINER, Yaâqov (d'Izbetsia) né en 1814, décédé en 1878 I HAUT DE PAGE I

fils de R' Mordekhaï Yossef d'Izbetsia, l'auteur du Mé Chiloah. R' Yaâqov, son fils, a également étudié auprès du R' de Kotsk. D'Izbetsia, où il dirige une partie des disciples de son père, il se rend à Radzin, où sa hassidouth se maintiendra sous ce nom-là jusqu'à la Seconde Guerre mondiale. Ouvrages : Bèt Yaâqov sur la Tora, paru après sa mort.

LEIVOWITZ, Yérouham
Né en 1874, à Lyovan (Pologne), décédé en 1936
I HAUT DE PAGE I

Le Rav Yérouham Leivowitz étudie à la Yéchiva de Bobrouisk, puis dans celle de Slobodka. Son Maître est le Rav Nathan Tsvi Finkel, le Saba de Slobodka, qui décèle immédiatement ses aptitudes hors du commun. Il s'y lie aussi avec Rav Yitzhaq Blazer, disciple de Rav Yisraèl Salanter, dont il s'inspire considérablement. Il étudie ensuite à Chelm auprès du Rav Simha Zissel Ziv qui devient son guide spirituel. Un an après son arrivée, le Rav Zissel meurt. Il étudie alors avec le fils et le gendre du Rav - Rav Nahoum Zéev Ziv et Rav Hirsch Breude - et est considéré comme le meilleur chelmien. Parmi ses disciples : Rav Mochè Rozenstein, Rav Yossèf Nandik. Il épouse en 1900, Rivka, de la ville d'Ozwent, parente de son défunt maître Rav Zissel. (Survivante de la Choah, elle décède à New York en 1948). C'est elle qui assure la subsistance de sa famille afin de permettre à son mari d'étudier pendant huit années. Il acquiert ainsi une science approfondie de l'ensemble du Talmoud et de la Halakha. Une grande partie des étudiants des grandes et célèbres Yéchivot, Radin, Grodno, Kamenetz et de Brisk, se rendent, devenus adultes, à celle de Mir, qui accueille également des recrues venues de nombreux pays étrangers. Aux environs de l'année 1904, le Hafets-Hayim le nomme directeur spirituel de sa Yéchiva. En collaboration avec le Roche Yéchiva Rav Naftali Trop, il hisse la Yéchiva de Radin à son apogée. C'est en 1908 que Rav Yerouham est appelé à enseigner à la Yéchiva de Mir, après qu'y soit introduite, par son nouveau Roche Yéchiva, Rav Eliézer Youdel Finkel (fils du Saba de Slobodka), la méthode de formation spirituelle du Moussar. La Première Guerre mondiale interrompt sa fructueuse activité à Mir. Rav Yerouham retourne en Lithuanie pour y retrouver sa femme et ses enfants. La guerre le forçe à y rester. En 1918, on lui demande de venir à Slobodka afin d'y assumer la direction spirituelle d'un groupe d'élèves rescapés de différentes origines qui y ont été réunis, dans l'attente du retour des étudiants et des Rabbanim de la Yéchivat Knesset Yisraèl, sous l'égide de Rav Nathan Tsvi Finkel. Puis il est nommé Machguiah à la Yéchiva de Poniewez. À la fin de la guerre, la Yéchiva de Mir regagne enfin la Lithuanie. Elle s'implante tout d'abord à Vilna, puis retourne enfin à Mir. Mais Rav Yerouham, ayant choisi de poursuivre son oeuvre d'enseignement dans les Yéchivot lithuaniennes, propose, pour le remplacer, Rav Yéhezkhel Lewinstein qui est nommé à cette fonction. Rav Yérouham revient à Mir après la fête de Pessah 1924. Certains des élèves qui assistent à ses Sihoth, mettent ensuite par écrit ces centaines d'entretiens, que son fils - Rav Sim'ha Zissel - fait paraître après sa mort, en trois volumes: Dahath hokhmah ou Moussar. Vers Mir commencent également à affluer des étudiants venus d'Amérique, de différents pays d'Europe et également de la Pologne "hassidique". Aux étudiants de Mir, leur maître voue individuellement à chacun d'entre eux une estime très particulière, et pour eux, il est le guide spirituel aux sources duquel ils s'appliquent à puiser. Rav Yerouham, durant une longue période, enseigne le Houmache avec le commentaire de Rachi, selon une méthode approfondie relevant tout à la fois de l'analyse et de l'étude moussarique. C'est pendant l'été de 5696/1936 que la vie de Rav Yerouham, si intense, si riche pour le peuple tout entier, arrive à son terme, à l'âge de soixante-deux ans seulement. II consacre ses dernières Sihoth au thème de l'extrême vigilance à déployer dans le service de D'ieu. Il fait entendre sa dernière Sihah devant tous les élèves de la Yéchiva, le Chabbat 24 Iyar 5696/1936. Douze jours après Chavouôt, le 18 Sivan 5696/1936, Rav Yerouham quitte cette terre. Les fils de Rav Yerouham continuent dignement dans la voie de leur père. Rav Yisraèl Leivowitz devient le Machguiah de la Yéchiva Rameillas de Vilna, fondée par Rav Hayim Ozer Grodzinsky. II est, ainsi que son épouse, emporté dans l'Holocauste. Rav Moché Leib Leivowitz, pendant de nombreuses années, prodigue son enseignement à New York. Quant à ses deux autres fils - yivdelou lehayim tovim -, Rav Avraham et Rav Simha Zissel, ils se distinguent, eux aussi, par leur enseignement et par la propagation de l'oeuvre de leur père qu'ils assurent par la parution des volumes Daâth 'Hokhmah ou-Moussar. Le gendre de Rav Yerouham, Rav Yisraèl Hayim Kaplan, avant l'Holocauste, est compté parmi les directeurs spirituels de la Yéchiva Torat Hessed de Brisk, puis, après la Guerre, parmi les figures de proue du Judaïsme américain. II dispense son enseignement, pendant plusieurs dizaines années, au Beth Midrach Eliyon, à Spring-Valley. Les illustres élèves de Rav Yerouham continuent de propager son enseignement dans le monde de la Tora, et de répandre son influence qui ne s'éteindra jamais.

LEWI, Ibn Gerchone, (Ralbag) 1288, 1344 I HAUT DE PAGE I

rabbin provençal, savant et astronome, exégète de la Bible et philosophe. Dans son Milhamot Ha-Chème (Les Combats de l'Ét'ernel), il tente une difficile synthèse de la philosophie et de la révélation.

LEWI Yitshaq de Berditchev 1740, 1809 I HAUT DE PAGE I

un des premiers et des plus populaires maîtres du hassidisme, auteur du Kédouchat Léwi. Léwi Yitshaq de Berditchev est surtout célèbre pour l'amour profond qu'il a porté à ses coreligionnaires. On rapporte à son sujet de nombreuses histoires dans lesquelles on le voit plaider, au Tribunal Céleste, en faveur d'Israël.

LÉWI Ibn Habib, (Ralbah) I HAUT DE PAGE I
né à Zamora (Espagne) en 1485, mort à Jérusalem en 1545

connu aussi sous le pseudonyme de Maharalbache, fils de Yaâqov Ibn Habib dont il achève l'oeuvre principale, le Êin Yaâqov (recueil de toutes les aggadot du Talmoud de Babylone). Le plus grand des Sages de Jérusalem au 16ème siècle. Au moment de l'Expulsion, il doit pendant quelque temps se faire passer pour chrétien. Il s'enfuit avec son père à Salonique, où il devient un érudit de premier plan aussi bien en halakha qu'en sciences, particulièrement en astronomie. Après la mort de son père, il monte en Érèts Yisraèl et devient le pilier de la petite communauté juive de Jérusalem où il décède. Il s'oppose vivement à R' Yaâqov Bè-Rav sur la question du renouvellement de la sémikha (ordination).

LÉWI BEN GUERCHONE, (Ralbag) I HAUT DE PAGE I
Né à Bagnoles (France) en 1288, décédé en 1344

Philosophe et astronome, dont la pensée rationaliste ne fut pas du goût de tous ses contemporains. Il écrit plusieurs ouvrages dont les principaux sont : Milhamot ha-Chem et un commentaire sur la Tora.

LIPPMAN HELLER, Yom Tov, (Tossefot Yom Tov) I HAUT DE PAGE I
né en Bavière en 1579, décédé à Cracovie en 1654

à l'âge de 18 ans, il est nommé dayane dans la communauté de Prague où il étudiait auprès du Maharal et de R' Chélomo Efrayim Lunchits. Après avoir été rav de quelques autres communautés, il revient à Prague à titre de rav de la ville, durant la Guerre de Trente Ans. Chassé de ce poste suite à des dénonciations, il est alors grâcié par Ferdinand II, parcourt l'Europe et prend le poste de rav de Cracovie qu'il occupe lors de la sanglants révolte des Cosaques des années 1648/1649, et c'est dans cette ville qu'il décède. Ouvrages essentiels : son Tossefot Yom Tov, sur l'ensemble de la Michena; un important commentaire sur le Roche, le Maâdné Mélekh et le hem amoudot.

LOURIA, David, (Radal) né en 1798, décédé en 1856 I HAUT DE PAGE I

rabbin lituanien et décisionnaire, ses dix-sept ouvrages touchent tant le domaine du niglé que le nistar et abordent toutes les facettes de la culture juive. Sa publication des Pirqé de rabbi Eliézer est classique. Il n'occupe pas de fonction rabbinique et est l'un des plus importants chercheurs orthodoxes du siècle dernier, auteur de Hidouché Radal qui se trouve dans l'édition Romm du Midrache Rabba.

LOURIA, Chélomo, (Maharchal) I HAUT DE PAGE I
né à Poznan ou à Brisqen 1510, décédé à Lublin en Pologne 1574

fils de Yéhièl, descendant de Rachi et contemporain du Rema. L'un des plus importants décisionnaires achkenazes de son temps, auquel l'étudiant en Guémara doit d'importantes annotations. Célèbre pour ses critiques, en particulier à l'encontre de R' Yossèf Qaro et des principes de rédaction du Choulhane Âroukh. Ses ouvrages : Yam chel Chélomo et des commentaires sur le Talmoud, Hokhmat Chélomo. Il prend certaines positions importantes en matière d'histoire juive, et, en particulier, établit des repères importants sur l'histoire juive au Moyen-âge.

LOURIA ACHKENAZI, Yitshaq, (Ha-Ari Zal) I HAUT DE PAGE I
né à Jérusalem en 1534, mort à Safed en 1572

Ha-Éloki Rabbi Yitshaq Zikhrono Livrakha, fils de Chélomo, illustre qabbaliste élevé en Égypte par son oncle, il étudie à la yéchiva de R' David BenZimra (Radbaz); il s'installe à Safed deux ans avant de disparaître dans une épidémie. C'est à Safed que son enseignement mystique se répand. Il a une réputation de saint et sa forte personnalité contribue à lui attacher de nombreux disciples. C'est par l'un d'entre eux, le R' Hayim Vital, que l'enseignement du maître nous est parvenu, car il le résume dans son livre, Êts Hayime. On lui attribue certains hymnes mystiques chabbatiques. C'est l'un de ceux-là, intitulé Yome Zé Lé-Yisraèl, qui, traduit, se trouve dans tous les Rituels de Prières.

LUZZATO, Mochè Hayim, (Ramhal) I HAUT DE PAGE I
né à Padoue (Italie) en 1707, mort en Israël en 1746

poète, penseur et logicien, talmudiste et qabbaliste, il voyage en Europe, s'installe en Hollande, puis meurt à Acco en 1746. À Padoue, il mène des expériences mystiques durant lesquelles un maguid lui dicte le texte du deuxième Zohar. Il a laissé des poèmes et des ouvrages de théologie et de morale, dont le Dérèkh Ha-Chème et surtout le Messilat Yécharime (Le Sentier de rectitude). Ce dernier ouvrage, modèle de l'oeuvre morale du moussar qui se propose d'offrir au fidèle un itinéraire spirituel, a été rapidement adopté dans toutes les communautés d'Israël comme un manuel classique. Auteur de Assara Pirqé Michena, Lachone Limoudim, Séfère ha-Higayone; Razine Guénizim; Méguilat Sétarim; Maâmar ha-Guéoula;

LUZZATO, Chémouèl David 1800, 1865 I HAUT DE PAGE I

né à Trieste, mort à Padoue, théologien et savant italien, il souligne l'importance éducative de la Loi d'Israël, et s'oppose violemment aux Réformés qui, surtout en Allemagne, n'analysaient la religion qu'à la lumière de la raison; selon lui, c'est le sentiment de pitié qui est à la base de la vie morale et religieuse.

 


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