Veille de Roche hodèche Tèbèt, 6ème lumière de Hanoukka.

C'est donc mercredi 27 Décembre que Éhud Barak et Yasser Arafat répondront officiellement aux propositions de paix du président américain Bil Clinton. Tout le monde s'accorde à dire que l'acceptation d'Israël est acquise. Yasser Arafat laisse durer le suspens. Jusqu'à la dernière minute, nul ne sait quelle serait sa position.

Cependant, ce qui est déplorable, c'est de voir les négociations de paix se dérouler dans un climat de violence. Barak, avec son projet de révolution laïque, avait provoqué tout autant et l'intifada al aqsa et la radicalisation de l'opposition. Pourquoi n'a-t-il point médité sur les enseignements de la fête de Hanoukka? Aurait-il vraiment oublié qu'en fin de compte la victoire appartient à ceux qui, fidèles à D'ieu, auront combattu pour garder leur identité juive et leur amour pour Israël ?

L'affaire Yves Michaud.

Je ne saurais résister à la tentation de poser deux petites questions qui, à mon sens, n'ont jamais été posées tout au long de ce débat:

  1. À propos de la population juive de Côte St-Luc, sait-il qu'une bonne proportion des résidents de cette ville sont des Juifs sépharades et donc francophones?
  2. Quelle serait sa réaction face aux nombreux Québécois de "souche" qui avait voté contre la souveraineté?

Les rêves de Yossèf et de Pharaon.

Yossèf voit subitement son existence paisible tourner au désastre en raison de ses rêves, véritables messages prophétiques, à un point tel que du règne et de la gloire annoncés il connaîtra plutôt un destin d'esclave jeté dans les geôles égyptiennes. Est-ce une raison pour douter de D'ieu et de Son aide? Non. Il ne perdra jamais l'espoir d'être libéré.
C'est grâce aux rêves de Pharaon que Yossèf accédera au pouvoir. Le moment de sa libération venu, on ne lui permettra point un seul instant de retard. On le presse car il n'est point admis que l'on fasse attendre Pharaon. En fait, il s'agit plus de Yossèf et de son accession au trône. Voilà, tout arrive à qui sait garder foi et espoir en D'ieu. Lorsque sonnera l'heure de la Délivrance, aucune force au monde ne saurait la retarder.

Paix ou Guerre ?

Le cycle infernal de la violence risque de pousser les partisans les plus farouches de la paix à radicaliser leur position à un point tel qu’ils seraient prêts à opter pour la guerre plutôt que s’enliser dans des négociations qui n’aboutissent pas. Après une semaine d’attente, de demandes d’éclaircissement, Yasser Arafat vient à peine, après des rencontres marathon avec Bil Clinton, de lui rendre sa réponse conditionnelle. Je peux comprendre qu’Arafat ait la position qu’il a en ce moment, tant il est vrai qu’il pense agir pour le bien de ceux qu’il représente. Mais je ne parviens point à comprendre la politique du gouvernement israélien et son indécision qui ont contribué à l’intransigeance des Palestiniens et qui, en définitive, n’ont pas ni servi ni avancé la cause de la paix.

Réconciliation de Yossèf avec ses frères.

Yéhouda, dans un plaidoyer émouvant, tente de sauver Binyamine des mains du gouverneur égyptien. Il s’est préparé à trois options au cas où il se heurterait à son inflexécibilité : la guerre, la prière ou l’offrande d’un présent. Devant tant de détermination, Yossèf se rend à l’évidence. Ses frères font preuve de leur disposition à aimer, à protéger et, s’il le faut, à se sacrifier pour Binyamine, fils de Rahel et frère de Yossèf. C’est le signe que Yossèf attend de ses frères, celui de constater l’amour, l’unité, la solidarité et l’harmonie régner parmi eux pour enfin leur révéler son identité.

Il suffirait de s’attaquer à la haine entre frères et à la discorde, causes essentielles de l’exil et de la servitude, de viser l’unité et l’amour pour que se réalise la délivrance finale d’Israël.

Le Kolel Torat Hayim.

N’ayant pas reçu de réaction de votre part à propos du Kolel, je me permets de reprendre mon appel.

Après dix années d’existence, la seule institution séfarade de Montréal qui a formé et continue de former des Talmidè hahkamim valables et de bonne qualité, voit son avenir menacé par des difficultés financières. Nul n’ignore combien l’étude de la Tora est importante tant pour notre communauté que pour le Klal Yisraèl. Ne restez donc point insensibles et aidez du mieux que vous pouvez. Tizkou lamitswot.

Jérusalem, je jure.

Une grande manifestation rassemblant plus de 400.000 personnes s’est déroulée à Jérusalem lundi 8 janvier. Le but était d’exprimer l’attachement indéfectible du peuple juif à la capitale spirituelle d’Israël et de signifier à ceux qui doutent de cet amour inconditionnel qu’il existe encore des amants de Sion capables de se mobiliser pour défendre dans l’ordre et dans l’unité le joyau le plus précieux dans l’héritage historique de notre peuple.

Cependant, cette manifestation eut lieu le 13 Tévèt pour le calendrier hébraïque, c’est-à-dire 3 jours après le jeûne du 10 Tévèt qui commémore le siège de Jérusalem par Néboukhadnétsar. L’histoire prend ici sa revanche. Ce sont les juifs qui assiègent Jérusalem avec pour seules armes leur amour et leur attachement, jurant de la défendre. N’est-ce point un clin d’oeil de l’histoire indiquant que Jérusalem restera juive?

La fin des temps.

Peu avant sa mort, Yaâqov rassemble ses enfants pour leur faire part de ce qui les affectera à la fin

des temps. Pour nos sages, son intention était sans doute de leur dévoiler la date de la Délivrance. Mais il fut empêché par la Chékhina, la Providence divine. Yaâqov attribue le refus divin à l’inconduite de ses enfants.

En fait, le dévoilement de la date de Délivrance ne saurait être d’aucune manière à l’avantage d’Israël. Fortes de la connaissance de cette date, toutes les générations non concernées par elle, perdant tout espoir, n’agiraient point en vue de hâter Délivrance et Rédemption. Aussi leur enjoint-il :«Unissez-vous, enfants de yaâqov, pour écouter Yisraèl votre père.» Le secret réside donc dans l’unité et le rassemblement. C’est pourquoi, chaque fois que le peuple d’Israël s’était uni, il a pu conjurer le malheur ou le destin funeste qui allaient le frapper. Ce fut au même remède qu’Esther fit appel face à Hamane, elle dit à Mordékhaï : «Va rassembler les Juifs.»

Démission de Mr Bouchard.

La nouvelle a pris par surprise le Québec et, sûrement, le reste du Canada. De toute évidence, la popularité du premier Ministre n'a pas pu résister au déferlement d'opinons hostiles à son action politique, cette opposition étant motivée surtout par l'affaire Michaud. Le pouvoir use, certes. Il l'a usé également malgré le respect dont il jouissait en sa qualité de grand homme d'état. Il a décidé de se retirer de la vie politique, respectons sa décision et souhaitons lui bonne chance et parfaite réussite dans sa nouvelle vie.

Cérémonie en souvenir des noyés du Picès.

Les portes de l'immigration en Israël étaient bien fermées pour les Juifs du Maroc depuis son accession à l'indépendance. Mais, de 1956 à 1961, l'immigration clandestine se poursuivait malgré les dangers inhérents à une telle entreprise. Le dernier voyage clandestin eut lieu en date du 10 janvier 1961.

Par une nuit froide et une mer houleuse et démontée, prirent place sur une embarcation effectuant son dernier voyage tant elle avait servi à de telles expéditions des voyageurs le coeur plein d'espoir de réaliser leur rêve, atteindre les côtes d'Israël. Mais le Picès ou l'Égoz, tel est le nom de cette embarcation, n'ayant pu résister, s'est abîmé en pleine mer quelque temps après avoir quitté les côtes marocaines alors qu'il se dirigeait vers l'Espagne. 43 immigrants clandestins trouvèrent la mort.

Le lendemain, le monde entier apprend la tragédie. Les médias, émus, s'emparant de l'événement s'indignent du non respect de la liberté de circulation des personnes qui avait conduit à la mort de ces Juifs qui, somme toute, voulaient rejoindre leur pays ancestral. Aussitôt après, le Maroc ouvrit ses portes aux juifs.

Pour nous, au Grand Rabbinat, il n'est point question d'oublier le sacrifice de ces hommes et femmes. Notre action, soutenue et inspirée par notre vice-président Mr Mochè Suissa qui y a perdu plusieurs membres de sa famille, était à l'origine du transfert de leurs restes en Israël. Tous les ans, à la date anniversaire de leur disparition, le 23 Tévèt, un cérémonie commémorative se tient au grand rabbinat avec prières et Séouda en présence des membres des familles disparues.

Décrets de Parô.

Un des décrets les plus cruels de Parô fut d'enjoindre à tout le peuple égyptien de jeter tout nouveau-né mâle au Nil. Dans sa folie de voir un jour naître un libérateur des hébreux, Parô était prêt à sacrifier non seulement les enfants Hébreux mais aussi Égyptiens. C'est déjà chercher à déjouer les plans de la Providence qui, elle, avait décidé que rien ne pourrait entraver la libération le moment arrivé.

Ainsi pour sauver Mochè jeté dans le Nil, nulle autre que la fille de Parô pour le sauver des eaux et Parô, lui-même, pour l'élever comme un fils dans son palais.

Passation des pouvoirs aux U.S.A.

Le nouveau président des États Unis G. W. Busch a fait son entrée officielle à la Maison blanche comme prévu le 20 janvier 2001, après une élection dont les résultats n’ont pas été faciles à établir. Quoiqu’il en soit, pour nous, toutes les contestations relatives aux dernières élections n’ont d’autre but que de nous interroger sur les desseins de la Providence. En effet, pour quelle raison les États Unis se sont retrouvés pendant longtemps dans l’incertitude, qui de M Al Gorr, connu pour sa sympathie à Israël, ou de Mr Busch dont les sentiments d’amitié pour Israël restent encore à prouver, serait le Président? Sans doute, faut-il y voir un signe providentiel manifeste lorsque le destin d’Israël se joue, lorsque son avenir s’assombrit par les attaques répétées sur le terrain et par une opinion internationale peu favorable, que notre seul soutien qui n’a jamais fait défaut demeure toujours D’ieu. À nous de nous tourner vers Lui et Lui seul.

Les élections en Israël.

La campagne électorale bat son plein. Baraq brandit de nouveau sa révolution laïque. Il menace, pour se rallier le vote de certains de ses amis de gauche qui lui tournent le dos en faveur de Pérès, de prendre toutes dispositions législatives, s’il est élu, en vue de doter le pays de lois permettant la circulation des autobus et l’ouverture de Centre d’achat Chabbat, l’enrôlement des étudiants de la yéshiva etc...

Ah! S’il savait seulement que ce qui l’a conduit à démissionner, c’est le chaos politique et militaire dans lequel il a jeté le pays et ce, justement, pour avoir commencé à parler de mettre à exécution son plan de la révolution laïque. Cela se passait juste avant Roche ha-chana, c-à-d le 28 septembre 2000, jour du déclenchement de l’antifada Al aqsa avec la violence que nous lui avons connue. Alors, M. Baraq n’est-il pas temps de faire Téchouva, de se repentir?

Les travaux au mont du Temple.

Afin d’effacer toute trace de la présence trimillénaire des juifs en Israël, les autorités du waqf poursuivent des travaux sur le mont du Temple, détruisant un des sites importants tant au niveau religieux qu’historique sans égard également pour sa valeur archéologique. De toute évidence, il s’agit d’une décision politique visant à établir de fait une autorité arabe sur le mont du Temple.

Le grand rabbinat d’Israël vient de réagir et exige de Baraq de nommer une commission d’enquête. À suivre avec intérêt.

La promesse divine.

Mochè, à peine envoyé chez Parô, se plaint de son échec. Non seulement Parô ne consent point à laisser partir les Bénè Yisraèl de son pays, il leur impose encore de plus durs labeurs. La libération des Bénè Yisraèl se fera sans doute mais non avant que D’ieu ne châtie Parô et les Égyptiens pour le traitement cruel et inhumain qu’ils leur ont infligé.

Mochè est impatient. D’ieu prend son temps. Il y a un temps pour tout. La délivrance viendra car D’ieu en avait fait la promesse à Abraham, Yitshaq et Yaâqov. Cette alliance n’a jamais été dénoncée. Ainsi réalisera-t-Il pour nous la délivrance comme aux temps de nos ancêtres.