Mariage civil.

En Israël, laïques et réformistes réclament la possibilité de se marier civilement. Des campagnes de sensibilisation sont entreprises en ce sens afin que la Knessèt, Parlement d’Israël, légifère en ce sens. Jusqu’à présent, la seule possibilité pour ceux qui le désiraient se mariaient civilement à Chypre contre paiement de 1000$.

De toute évidence, Israël, toutes tendances confondues, devrait repousser énergiquement un tel projet. Au nom d’une prétendue liberté, on voudrait aujourd’hui ébranler les bases et les fondements mêmes du Judaïsme. La cellule familiale se doit, pour garder sa pureté et son unité, de suivre les lois régissant le mariage car, nombreuses sont les restrictions interdisant les mariages non conformes à la loi et, de ce fait, hypothèquent l’identité religieuse des enfants. Pourquoi donc ne pas se rendre aux supplications du député Rav Gafni demandant à ces personnes de renoncer à leur projet.

Décidément, ce que des siècles de souffrances et de persécutions n’ont pas réussi à faire, contraindre le peuple juif à renoncer à sa judéité, certains sont prêts aujourd’hui à le réclamer à cor et à cri.

Foi et confiance en D’ieu.

La Tora prescrit le repos chabbatique, Chémitta, à la terre. Il faut entendre, en vérité, par ce repos, l’obligation pour tout propriétère d’abandonner le travail de la terre, semer ou moissonner, de tenir son champ, son vignoble ou son verger ouvert à tout venant, durant toute la septième année. C’est dire que l’homme doit renoncer effectivement à ses droits sur sa terre, pour la remettre en fait à son véritable propriétaire, le Créateur ?

Cependant, le respect de cette prescription suppose une confiance absolue en D’ieu qui, pour assurer la subsistance de son peuple, ordonnera à la terre de produire pendant la sixième année une récolte pouvant suffire aux besoins de trois années. Ainsi stipule le texte : "Je vous octroirerai ma bénédiction dans la sixième année, tellement qu’elle produira la récolte de trois années; et quand vous sèmerez la huitième année, vous vivrez sur la récolte antérieure : jusqu’à la neuvième année, jusqu’à ce que s’effectue sa récolte, vous vivrez sur l’ancienne."

L’année en cours, 5761/2001, est justement une année chabbatique. En Israël, toutes les mesures furent prises pour le respect de ce repos dont le mérite est capable de hâter la guéoula, délivrance, du peuple juif.

Mesures racistes.

Sans doute, pensez-vous que les mesures racistes, discrimination et humiliations infligées aux Juifs par les autorités allemandes dans les années 33 appartiennent à un passé bien révolu. Malheureusement, rien n’est moins sûr.

Ainsi, en l’an 2001, les Talibans, intégristes musulmans, qui gouvernent l’Afghanistan, non contents d’avoir détruit dans l’indifférence totale et l’absence de protestations des Nations toutes les statues des temples bouddhistes, font parler d’eux une fois de plus. Ils viennent de décréter que toutes les minorités non-musulmanes vivant au pays doivent porter, afin de les identifier, un morceau d’étoffe jaune sur leur vêtement et une bande de tissu jaune de 2 mètres de longueur sur la façade de leur demeure.

Voilà. On croit rêver! Pourtant, c’est la réalité. Des jours sombres s’annoncent pour ces minorités religieuses. Que fera le monde? Comment réagiront les Nations? Seuls les événements nous le diront. Chose sûre, le silence et l’indifférence condamneront ces minorités au génocide. De grâce, ne revenons point les erreurs de l’histoire!

Cessez le feu.

En ce jour, 22 Mai 2001, Sharon, premier ministre d’Israël, vient d’annoncer officiellement que son gouvernement accepte les conclusions du rapport Mitchell. En conséquence, il proclame un cessez le feu général et immédiat si l’autorité palestinienne faisait autant et ce, afin de reprendre les négociations de paix.

C’est une lueur d’espoir. Il faut donc espérer une réponse positive et responsable des Palestiniens. La paix vaut bien que toutes les parties consentent à faire chacune leur part.

Recensement des Bénè Yisraèl.

À peine le Michekane érigé, un mois jour pour jour, D’ieu demande à Mochè de recenser de nouveau les enfants d’Israël. Il s’agit des mâles, âgés de plus de 20 ans. Leur nombre est demeuré sensiblement identique au précédent recensement. Quelle en est donc la raison?

Le dénombrement vise en vérité deux objectifs. D’ieu tient à montrer Son affection à Israël si bien que toute occasion est bonne pour veiller à l’évolution de son nombre. Agissant ainsi, Il rappelle l’attitude de celui qui, ne disposant que d’un bien modeste, vient à suivre les fluctuations de son capital par des contrôles répétés.

Par ce recensement, D’ieu entend également conférer une importance à Son peuple si bien que toute tentative de l’assimiler sera vouée à l’échec suivant le principe "quiconque mérite d’être compté ne se dilue pas même dans une majorité de un pour mille".

Situation explosive ou début d’espoir?

Malgré le cessez-le-feu unilatéral proclamé par le Premier ministre israélien Sharon, les incidents, tirs, autos piégées et hommes suicides ont continué à ponctuer par leur réalité cruelle la situation et à mettre en échec toute tentative de paix.

Toutefois, des réunions auxquelles prennent part les responsables des services de sécurité des deux camps en présence d’un représentant américain se sont tenues. Est-ce le début de l’espoir? Peut-être qu’en fin de compte la raison et le bon sens finiront-ils par avoir gain de cause?

Le mariage tragique.

Le drame s’est joué dans la salle de fêtes Versailles dans le quartier Talpiot à Jérusalem. Jeudi 25 Mai, 700 invités fêtaient, dansaient et réjouissaient le nouveau jeune couple qui vient de convoler en justes noces. La salle est belle; elle vient de subir des travaux de rénovation et d’embellissement. Ce fut au détriment des règles les plus élémentaires de sécurité. On a sacrifié à l’autel de la beauté la sécurité des personnes. Les danses battaient leur plein quand soudain le plancher s’est écroulé transformant ce mariage en deuil, la joie en détresse : 24 morts et plus de 300 blessés.

En attendant de mettre à jour les causes de ce drame et de définir les responsabilités, il est essentiel cependant de souligner l’immense sentiment de solidarité soulevé. Israël uni, oubliant quelque peu les événements qui font son quotidien depuis 8 mois, s’est senti concerné par ce désastre.

Donner au Kohène, recevoir en retour.

Après la mitswa, ordonnance, d’offrir au Kohène les prélèvements et les objets consacrés, la Tora conclut : "l’homme qui donne au Kohène, [grand bien] en aura." Le midrache ne manque pas de souligner l’erreur insensée qui guette l’homme de retenir, pour ses propres besoins, les dons qu’il est tenu de faire au Kohène, aux oeuvres ou aux pauvres. Tant qu’il respecte la loi qui consiste à réserver ses dîmes, maâssrot, à qui de droit, il pourra s’attendre que D’ieu lui en donne toujours plus. Mais dès lors qu’il retient pour lui ces offrandes, ses biens finiront par ne lui produire que la part qui revient au Kohène et aux pauvres puisque D’ieu redevient propriétaire des biens qu’Il lui avait confiés. Ainsi l’homme ne fait rien d’autre que de gérer les biens confiés par D’ieu. À lui de décider s’il veut demeurer le gérant digne de la confiance de D’ieu.

Le drame de Tel Aviv

Attentat tragique, cruel, injuste, insensé, inqualifiable. Attentat toujours imprévisible, souvent imparable. Vendredi 1er juin, aux premières heures de la soirée, un homme-suicide, se glissant au milieu d’un groupe dense de jeunes gens, s’est fait sauté entraînant dans la mort 20 jeunes dans la tranche d’âge de 15 à 22 ans et blessant gravement une cinquantaine.

Pour une fois, la communauté internationale, surprise par tant d’horreur, s’est soulevée contre ces attaques barbares et meurtrières qui ont plongé dans le deuil le peuple juif, blessant également dans leur foi ceux qui croient encore en l’homme. Mais ce qu’il faut condamner avant tout, et on ne saurait trop le souligner, ce sont les groupes, les organismes et les individus qui conçoivent, programment, recrutent, endoctrinent des jeunes à tel point que, les ayant transformés en bombes humaines, les envoient frapper froidement des civils, des enfants, des femmes et des bébés innocents.

Autre conclusion à tirer de cet attentat : jusqu’à présent, Tel Aviv jouissait d’un statut privilégié, c-à-d aucun groupement terroriste n’osait s’attaquer à cette ville. Désormais, c’est chose faite. La gauche israélienne devrait comprendre que, pour le terroriste, il n’existe aucune différence entre un Juif de gauche ou de droite.

L’offrande de Aharone.

Aharone, voyant que ni lui ni la tribu de Léwi n’ont participé à l’inauguration du Michekane, Tabernacle, s’est senti diminué, amoindri. Face à son découragent, D’ieu lui dit : le privilège qui te revient dépasse encore le privilège accordé aux [chefs des tribus].

En vérité, l’offrande des Princes des tribus se situe dans un temps limité. Elle est unique, ponctuelle. Mais l’offrande que réserve D’ieu à Aharone, autrement dit l’allumage de la ménora, chandelier d’or, est une offrande quotidienne. L’allumage de la ménora présente également l’avantage de témoigner de la Présence divine, la Chékhina, parmi Israël. En effet, la lampe, située à l’ouest, bien que recevant la même quantité d’huile que les six autres, continuait à brûler servant ainsi au nouvel allumage du lendemain.

Toutefois, le grand privilège consenti à Aharone et à la tribu des Kohanim réside, aux dires de Rambane, dans la victoire que les Hachemonaim avaient remporté sur les Gréco-Syriens, victoire qui permet de débarrasser le Bèt ha-miqdache, Temple, des divinités grecques, de restaurer l’autel souillé par les sacrifices païens et surtout de renouer avec l’allumage de la ménora à l’aide de l’huile sainte. La fête de hanouka fut instituée à la suite de cette victoire des Kohanim. Cette fête a toujours cours même après la destruction du Temple.