Mort du bébé Haïm Yéhouda Choham

La mort a frappé tragiquement ce bébé âgé de 6 mois à peine. Preuve s’il en faut qu’une pierre peut être une arme mortelle.

Ce soir, lundi 11 juin, eurent lieu les obsèques du bébé en présence du premier ministre Ariel Sharon qui, dans son allocution, rend responsable l’Autorité palestinienne et sa propagande qui ont rendu possibles ces actes meurtriers.

Intéressant de connaître les réactions des médias étrangers qui, jusqu’à présent, ont montré tant de sympathie et de compréhension pour la position palestinienne. Une pierre a tué un bébé de 5 mois. Un tireur a visé et tué, il y a quelques semaines, Shalhèvèt Paz âgée de 10 mois. Les bébés et les nourrissons sont-ils donc des ennemis qu’il faut absolument abattre ?

Le cas Bchara.

Inouï. Unique. Imaginer un sénateur américain, du temps de la guerre du Vietnam, appelant à poursuivre une guerre totale contre les États unis et ce, devant une assemblée au Vietcong. Il aurait été sans doute jugé et condamné pour haute trahison. C’est pourtant le cas du député arabe au parlement israélien Azmi Bchara. Non content d’exercer le droit, en toute liberté, de critiquer, de s’opposer à toute décision politique du gouvernement dans l’enceinte du parlement israélien, non content de jouir de tous les privilèges que lui octroît la démocratie israélienne, ce député pousse l’impudence de se rendre en Syrie et, prenant la parole devant les autorités syriennes, il a appelé les Nations arabes à s’unir pour une guerre totale et destructrice contre Israël.

Des voix s’élèvent pour le condamner et lui enlever son immunité parlementaire. Il serait juste de lui interdire toute représentation parlementaire. Dans un passé récent, un parti politique, juif celui-là, fut interdit pour des raisons n’ayant rien de commun avec le cas présent

Le droit de parole.

L’homme est, sans conteste, libre. La Tora reconnaît à l’homme une liberté totale. Mais la liberté ne saurait jamais exister sans les règles qui doivent la définir. C’est la Tora qui définit justement ces règles. Une des libertés fondamentales de l’homme, c’est la liberté de parole. Mais il n’existe point de liberté aussi dangereuse que la liberté de parole. En effet, mal dirigée, mal utilisée, elle provoque division et querelles, ruines et malheurs.

La médisance en est la forme la plus dangereuse. Ainsi, les explorateurs, envoyés en mission par Mochè pour préparer la conquête du pays de Kénaâne, qualifiés par la Tora d’hommes parfaits, se sont transformés pour des considérations personnelles ou des visées politiques en véritables pécheurs, coupables de médisance sur le compte de la terre promise à Israël par D’ieu.

Cette médisance, bien que concernant des êtres non doués de raison et de sentiments telles la terre, les pierres et les plantes, eut de graves conséquences, la disparition de toute cette génération et quarante années d’exil dans le désert, conséquences aux répercussions qui ne finissent pas d’affecter encore la destinée du peuple d’Israël. D’où combien faut-il être davantage prudent quand cette liberté de parole s’exerce à propos de l’homme !

À lui de décider s’il veut demeurer le gérant digne de la confiance de D’ieu.

Quel cessez-le-feu!?

Drôle de cessez-le-feu! On dirait qu’on joue plutôt avec le feu. Car à vouloir souffler le chaud et le froid, les Palestiniens finiront par embraser la région. Il ne se passe pas de jour sans blessé, sans mort et sans incident. La politique de retenue pratiquée par Sharon et Israël risque de basculer à tout moment. Déjà des voix s’élèvent pour condamner cette politique qui met en danger tant l’existence d’Israël que sa force de dissuasion.

En vérité, le problème tourne autour de la volonté d’Israël à réaliser une véritable unité. L’ennemi extérieur ne se permet de s’attaquer à Israël que si ce dernier montre à la face du monde sa division interne.

Il suffit de méditer sur l’époque biblique des Juges où l’on pourrait trouver un parallèle à la situation présente. L’instabilité politique et la sécurité précaire d’Israël dépendaient surtout du degré de son attachement à D’ieu et à la Tora mais également de sa capacité à veiller et à maintenir l’unité au sein du peuple.

Aujourd’hui encore, la solution à nos problèmes réside dans le retour collectif à D’ieu, retour exprimant clairement l’attachement aux Mitswot divines, l’amour du prochain et l’unité du peuple pouvant hâter la délivrance et la venue du Messie. Le fait même que la gauche israélienne, notamment certains parmi ceux que l’on appelle les architectes d’Oslo, déçue par les Palestiniens, procède actuellement à une réévaluation de sa position est en quelque sorte une forme de retour. Tout espoir n’est donc pas perdu de voir le peuple réaliser son unité.

Panorama.

Après 19 ans, la BBC vient de consacrer un dossier intitulé j’accuse dans le cadre de son programme Panorama au premier ministre Sharon dans le but de revenir sur les accusations dont il fut l’objet à propos de la tuerie exécutée par les Phalangistes à Sabra et Chatila.

L’intention est de porter atteinte à la réputation du premier ministre, de parvenir à le faire juger par un tribunal international. Les efforts pour monter et diffuser un tel dossier par les détracteurs d’Israël, Palestiniens ou médias internationaux dont fait partie la BBC, ont échoué dans leur tentative de ruiner le capital politique dont jouit Sharon et sa capacité de lutter fermement contre les Palestiniens. Le titre j’accuse, par ses intentions et le timing, accuse davantage ses producteurs et la BBC.

Qorah.

La révolte de Qorah recèle tant d’enseignements quant à la situation politique qui prévaut actuellement en Israël. Voilà un homme jouissant des prérogatives accordées aux Léwiim, riche et influent qui se soulève contre l’autorité politique et religieuse de Mochè et Aharone. Tous les mensonges, toutes les manipulations de l’opinion publique sont utilisés pour obtenir son principal objectif, devenir grand Prêtre à la place d’Aharone. La division au sein du peuple consécutive à cette révolte a non seulement provoqué la mort de son instigateur mais également de tous ses alliés. Le Talmoud, soulignant la gravité de la division et de la révolte, remarque que même des nourrissions innocents avaient péri. Plus, l’épidémie qui s’en suivit a décimé quatorze mille sept cents, outre ceux qui avaient péri à cause de Qorah. L’unité, au contraire, apporte paix et bénédiction.


Visite de Sharon à Washington.

Pendant que Bachar Assad, président de Syrie, effectuait une visite officielle à Paris qui lui a réservé un accueil mitigé, en raison de ses récentes déclarations antisémites et antijuives exprimées lors de la visite du Pape en Syrie, Sharon, quant à lui, s’envolait à destination de Washington où il devait rencontrer George W Bush.

Dimanche 24 juin, lors de son escale à Londres, il fut reçu par Tony Blair, son homologue anglais. Les premières nouvelles annonçaient, pour des raisons personnelles ou d’agenda, l’impossibilité d’organiser une rencontre entre les deux premiers ministres. Mais la rencontre eut finalement lieu dans une ambiance chaleureuse, empreinte de compréhension. Cette rencontre mit fin à coup sûr aux rumeurs voulant que M. Blair entendait éviter M. Sharon à cause du dossier j’accuse de la BBC poursuivant comme objectif la condamnation de Sharon par un tribunal international.

Dans sa rencontre avec le président Bush, malgré la divergence de vues apparaissant dans la mise en application des accords Tenet, Sharon n’a pas manqué de convaincre son interlocuteur du bien-fondé de ses positions. Si l’objectif est la paix, le seul moyen d’y parvenir consiste à rétablir le calme et la sécurité. Prions pour le succès de sa politique.

La faute et sa réparation.

De toute évidence, l’homme ne saurait réparer tout acte de révolte morale si D’ieu n’avait pas prévu le principe du repentir, de la téchouva. Ce principe fait appel à une règle d’or : le chemin du retour doit être identique à celui de l’aller, autrement dit la réparation consiste à effectuer dans le sens inverse des actes qui, en plus d’effacer toute trace de la faute, imprimeront une orientation nouvelle et positive à la conduite morale future de l’homme.

C’est dans cette perspective qu’il faut envisager la mitswa de la vache rousse. Selon Rachi, rapportant rabbi Mochè ha-darchane, souligne : vienne la mère et nettoie les impuretés du fils. La vache rousse, étant la mère, doit réparer la faute du veau d’or. Comme le veau fut obtenu à partir de l’or, métal de couleur rouge, la vache doit être entièrement rousse. Mochè réduit en poussière le veau et, la mélangeant à l’eau, donne à boire aux suspects le breuvage afin de mettre en évidence leur culpabilité et les châtier de mort. El’âzar, non Aharone, devait veiller à l’exécution et à la préparation de la vache rousse. Abattue et consumée, ses cendres jointes à l’eau lustrale serviront à purifier toute personne impure au contact d’un cadavre. L’impureté du mort est du même ordre que celle contractée par l’idolâtrie. Ainsi, la vache rousse répare en fait la faute du veau d’or.

Si je t’oublie ô Yérouchalayim.

Qu’arrive-t-il donc à certains d’entre nous d’oublier l’allégeance à Yérouchalayim? Comment peuvent-ils renoncer un seul instant à l’amour qui les lie à la ville éternelle, choisie par D’ieu pour Sa résidence, alors que tout au long de cet exil, depuis près de 2000 ans, Israël n’a cessé d’affirmer et de clamer la centralité de Yérouchalayim dans son destin historique.

Bientôt commenceront, du 17 Tammouz au 9 Ab, les trois semaines de deuil qui avait frappé notre peuple avec la destruction du Temple et la chute de Yérouchalayim. C’est le temps de resserrer les liens de solidarité avec Yérouchalayim et de promouvoir, autour de nous, auprès des amis et connaissances de tous bords une solidarité agissante afin de défendre l’intégralité et la centralité de Yérouchalayim. Cet objectif ne sera atteint que si Israël revient à l’unité et pratique l’amour gratuit d’autrui. La destruction du Temple et l’exil ont eu, il est vrai, pour seule cause la haine gratuite.

Les bénédictions de Bil’âm.

Balaq, roi de Moab, demande à Bil’âm, prophète des nations, de venir maudire Israël qui, dans sa marche vers la conquête de Kénaâne, menace son pays. D’ieu s’oppose à ce projet. Mais Il finit par autoriser Bil’âm, sur son insistance, à se rendre à Moab, à la seule condition de se conformer scrupuleusement aux paroles divines mises dans sa bouche. Bil’âm semble respecter les règles du jeu. Mais bien vite, il cède devant les sarcasmes et les critiques de Balaq contrarié par les bénédictions de Bil’âm à Israël.

En fait de bénédictions, les Maîtres du Talmoud parlent plutôt de malédictions que Bil’âm avait l’intention d’adresser à Israël. Le Midrache affirme : les malédictions de Ahiyya ha-Chiloni à Israël sont préférables aux bénédictions de Bil’âm. En effet, le prophète Ahiyya ha-Chiloni maudit Israël en invoquant la fragilité du roseau, mais Bil’âm le bénit en le comparant au cèdre. Mais le roseau plie sous l’effet des vents les plus violents et ne rompt pas. En revanche le cèdre rompt à la première tempête.

Bil’âm, n’ayant pas su apprécier à sa juste valeur l’amour de D’ieu pour Israël, finit par perdre son titre de prophète pour ne devenir qu’un simple devin. Et D’ieu, dans Son immense amour pour Israël, a transformé ses malédictions en bénédictions.