L’O.N.U. et la cassette.

Le 7 Octobre 2000, trois soldats israéliens furent kidnappés par le Hizbollah sous les yeux des soldats de l’Unifil. Plus, les kidnappeurs portaient au moment de l’opération des uniformes de la force de l’Onu. Mieux encore, la voiture ayant servi pour le kidnapping a été ramenée en territoire libanais par une remorqueuse prétée aux kidnappeurs du Hezbollah par les forces de l’Onu dont la mission est de faire respecter l’ordre au sud Liban.

Jusque là le monde, tenu dans l’ignorance des faits et surtout du rôle partial et résolument anti-israélien joué par les forces de l’Onu, était loin d’imaginer le cynisme de cette organisation. Mais voilà, subitement le monde apprend à son grand étonnement qu’une cassette vidéo ayant filmé le déroulement du kidnapping était en possession des forces de l’Unifil.

Aux demandes souvent répétées par les autorités israéliennes, l’Onu opposait toujours non un refus mais l’inexistence d’une telle cassette. Le secrétaire général de cette organisation dont la mission est d’assurer la paix et l’harmonie entre les nations qui y sont représentées en défendant les intérêts de toutes sans descrimination a pris position lui aussi de couvrir les fais du Hezbollah qui, jusqu’à nouvel ordre, n’est pas une nation représentée au sein de l’organisation internationale et qui plus est n’est qu’un groupe de terroristes extrêmistes. Ses dénégations viennent d’être démenties par la réalité. Les faits sont là : les autorités onusiennes reconnaissent aujourd’hui ce qu’elles niaient avec force hier.

Alors pourquoi continuer à refuser de remettre à Israël une copie de la cassette ou des deux cassettes que l’Onu détient? Pourquoi refuser également le visonnement de cette cassette autant de fois qu’il s’avèrerait nécessaire par les envoyés d’Israël? N’est-ce point une attitude délibérement anti-israélienne de l’Onu?

Êqèv, la récompense des mitswot.

La Sidra wa-èthannane s’achève sur cette injonction de Mochè : «Tu observeras donc la loi, et les décrets et les règles, que je t’ordonne en ce jour d’exécuter ». Le Talmoud, rapporté par Rachi, enseigne : en ce jour, tu exécutes mais demain tu recçois la récompense. C’est dire que la récompense pour les mitswot que l’homme accomplit n’est pas de ce monde. Il est vrai que la rétribution pour les mitswot qui sont du domaine purement moral et spirutuel ne peut se concevoir dans un monde matériel. Cela équivaut à monnayer dans la banque du village un chèque dont le montant dépasserait en valeur le montant des transactions de cette banque de plusieurs années.

Mais si telle est la réalité, pour quelle raison Mochè affirme-t-il aussitôt après l’existence d’une telle rétribution dans ce monde? En effet, Mochè dit : «Pour prix de votre obéissance à ces lois et de votre fidélité à les accomplir, l’Ét’ernel, votre D’ieu,...t’aimera, te bénira, te multipliera, Il bénira le fruit de tes entrailles et le fruit de ton sol, ton blé, ton vinet ton huile...» .

En fait, Mochè annonce non pas la rétribution finale qui, elle, n’est point de ce monde mais la récompense matérielle accordée à l’homme obéissant qui lui servirait de base et de point de départ à l’accomplissement des mitswot. L’homme vit dans un monde matériel et c’est à partir de ce monde qu’il réalise les mitswot.

Le bi-céphalisme.

Le gouvernement israélien est censé être un gouvernement d’union nationale. L’union suppose une entente sur une plate forme politique qui sert de base à toutes les décisions du gouvernement. Pendant longtemps, le monde avait cru que l’union était effective et que le gouvernement parlait le même langage.

Depuis une semaine, une césure apparaît au sein du gouvernement. D’un côté le premier ministre Sharon, partisan d’un réalisme politique, serait prêt à déclarer l’autorité palestinienne et son président Yasser Arafat terroriste et ennemi d’Israël et ce, avec toutes les implications qu’une telle déclaration comporte. De l’autre, le ministre des affaires étrangères Shimon Peres appuyé par Ben Eliézer, ministre de la défense, défend une politique de négociation avec Arafat. Étant un des artisans des accords d’Oslo, il continue à penser, malgré les faits ponctués d’attentats, d’attaques et d’incidents de tout genre faisant de nombreuses victimes innocentes, que la paix est toujours possible.

Il semble que l’union tire de l’aile. Que devient dans cette situation d’union désunie Israël? Il projette l’image d’une nation qui, malgré une crise récurrente d’identité qui se fait sentir à certains niveaux, voudrait que l’on opte pour une position commune et s’appliquer, toutes tendances confondues, à faire comprendre aux Palestiniens qu’ils ne peuvent plus compter sur une dissension interne. Israël n’est jamais aussi fort que lorsqu’il est uni.

Réè. Bénédiction ou malédiction.

Voyez, je vous propose en ce jour, d’une part, la bénédiction, la malédiction de l’autre. La bénédiction consiste à obéir à la volonté divine, autrement dit observer les lois de la Tora. La malédiction est la conséquence de la désobéissance et de la non-observance des lois divines. Il s’agit donc, pour l’homme, d’un choix clair à prendre : bénédiction ou malédiction.

Sans doute, si le choix était aussi évident, tout le monde n’hésiterait point à opter pour la bénédiction. Or, il est souvent fréquent de voir le juste dans le malheur, dans les souffrances et les misères et l’impie dans le bonheur, les plaisirs de la vie et la prospérité. De ce fait, le choix devient plus dramatique.

Le Midrache, sensible à la perplexité de l’homme, conseille de suivre la voie menant à la bénédiction et ce, malgré les difficultés et les peines à supporter au début plutôt que de connaître le bonheur au début pour finir dans des souffrances et des misères. Le Midrache attire l’attention tel ce guide qui, à la croisée des chemins, avise les passants d’emprunter le chemin malaisé à ses débuts mais plus praticable à la fin plutôt que de prendre le chemin aisé qui à la fin est jonché d’embûches et d’obstacles.

En fait, les deux voies se présentent égales mais asymétriques. L’homme doit savoir que pour mériter à la fin la bénédiction, il est nécessaire de consentir des sacrifices; le chemin est souvent ponctué d’épreuves, mais lumineux en fin de compte. La voie de la facilité faisant fi des sacrifices et des épreuves ne pourrait conduire qu’à la malédiction. Par sa décision, l’homme attire sur lui mal ou bien, châtiment ou récompense.

Efforts diplomatiques.

Malgré la réunion aux Nations Unies où il est question principalement, selon la demande palestinienne, de l’envoi d’observateurs internationaux sur le terrain, des efforts diplomatiques sont en cours pour organiser une rencontre entre Shimon Peres et Yasser Arafat. Une rencontre de plus. Est-ce pour un langage de sourds ou pour instaurer un cessez-le-feu de 7 jours réclamé par Ariel Sharon? Ce cessez-le-feu obtenu et effectif pourrait déboucher sur le renouvellement des négociations.

Pourtant, l’impression qui se dégage des analystes ne donne aucune chance de succès à cette nouvelle rencontre. Sans doute satisfera-t-elle Peres en ce sens qu’il veut absolument sauver l’esprit et les accords d’Oslo. Or, personne ne croie plus à ces accords. Alors? Il faut espérer que cette rencontre, si elle ne débouche sur un début d’entente, n’engendre encore d’autres sujets de désaccord.

Chofétim. L’appareil judiciaire.

La Tora recommande à juste raison l’instauration d’un système judiciaire efficace afin de maintenir la coexistence et l’ordre au sein de la société. C’est un des trois piliers, la Justice, la vérité et la paix, qui soutiennent le monde. La Tora : Tu institueras des juges et des magistrats dans toutes les villes que l’Ét’ernel, ton D’ieu, te donnera, dans chacune de tes tribus; et ils devront juger le peuple selon la justice.

La Tora, soucieuse de conférer au système judiciaire un pouvoir absolu et indépendant de toute influence, s’adresse à ceux qui ont le pouvoir de nommer les juges d’être prêts d’accepter les sentences et les décisions des juges prises contre eux et ne pas profiter de ce pouvoir pour se considérer au-dessus de la loi. Car, si toi-même acceptes les décisions des juges, alors il ne fait plus aucun doute qu’ils jugeront le peuple selon la justice.

Voix pour la paix

Plus on avance dans cette antifada qui dure depuis 11 mois plus on s’éloigne de la paix. Si un cessez-le-feu de 7 jours n’a pas été possible, comment peut-on imaginer un seul instant une paix durable? Sans doute l’intention du gouvernement d’Israël est-elle d’établir de véritables négociations en vue de parvenir à des accords définitifs entre les deux parties. Mais le camp palestinien est loin d’avoir cette volonté politique, la paix n’étant pas l’objectif pour tous. C’est plutôt l’élimination d’Israël que l’on vise par cette antifada.

Cependant, des voix de responsables haut placés dans la hiérarchie palestinienne s’élèvent pour demander à Arafat de renoncer à l’emploi de l’antifada comme moyen de pression sur Israël puisque ses résultats sont nuls. Par la même occasion ils réclament le retour aux négociations devant aboutir à la paix.

L’espoir est donc permis de voir un jour les deux camps prendre la voie menant à la paix.

Ki tètsè. Le véritable combat.

L’existence de l’homme est toujours parsemée de luttes et de combats. Le plus dur est celui qu’il aura à livrer au Yètsèr ha-râ, le mauvais penchant, qui ne cesse d’exercer sur lui son emprise dans le seul but de le faire trébucher en vue de commettre des transgressions. Cet ennemi est si difficile à débusquer car, le Yètsèr ha-râ prend plusieurs formes si bien qu’il met souvent en échec les efforts de l’homme. Les faux pas de l’homme constituent autant de victoires du Yètsèr ha-râ.

Mais, dès l’instant que l’homme se décide à lutter contre le Yètsèr ha-râ qui, malgré ses différentes formes, n’est en fait qu’un seul et même ennemi, l’Ét’ernel l’aide finalement à le vaincre. Cette victoire, en plus d’assurer à l’homme la possibilité du repentir, lui permet également de reprendre au Yètsèr ha-râ les mauvaises oeuvres passées qu’il lui avait inspirées. C’est ce que la Tora affirme : Quand tu iras à la guerre contre tes ennemis, [il s’agit du Yètsèr ha-râ apparaissant sous divers aspects comme s’ils étaient nombreux] l’Ét’ernel ton D’ieu le [au singulier] livre en ton pouvoir [D’ieu Lui-même t’aidera à le vaincre], et tu lui reprendras ses captifs [ce sont tes mauvaises actions passées, captives du Yètsèr ha-râ].

D’où le repentir est à ce point utile puisque l’homme transforme tous les méfaits en mérites.

Le racisme à Durban

Quelle tragi-comédie se joue à Durban! La conférence tant attendue contre le racisme sous l’égide de l’ONU s’est ouverte comme prévue sur la proposition des pays arabes et islamiques d’une résolution condamnant Israël pour pratique de racisme à l’encontre des Palestiniens. Des efforts notoires furent entrepris avant même l’ouverture de la dite-conférence de renoncer à cette condamnation ou tout au moins à adopter une résolution amendée se sont heurtés à l’opposition des pays arabes, le bloc islamique et les pays africains. Les États Unis et Israël se sont retirés et 43 pays dont l’union européenne se sont opposés.

Inouï, incroyable! Israël connu pour son profond respect des droits de l’homme et le rejet de toute forme de racisme pour avoir, lui, subi et souffert de racisme, de camps de concentration, de politique de liquidation et d’extermination, est accusé aujourd’hui d’apartheid et de mauvais traitements infligés aux Palestiniens !

Ceux qui accusent, ceux qui condamnent sont-ils à ce point innocents? Ne font-ils point subir une politique de honte et de persécutions aux minorités ethniques vivant dans leur pays? Alors, de quoi s’agit-il? Sans doute, de lynchage politique d’Israël. En effet, il s’agit d’une conférence pour le racisme, non contre le racisme, mais un racisme qui a pour cible une fois de plus Israël.

Ki tavo. L’offrande des prémices.

Une fois installé au pays que D’ieu lui a donné en héritage, Israël serait peut-être tenté de considérer la terre comme lui appartenant et agir en maître absolu. En effet, ce risque est présent surtout au moment où le propriétaire de la terre, devant l’abondance de la récolte et les fruits, oubliera un moment qu’il ne fait que gérer, pour D’ieu, cette terre et, en conséquence, il se doit de réserver l’offrande des prémices au Cohène en signe de reconnaissance à D’ieu. Ce geste de gratitude est nécessaire afin que le peuple d’Israël puisse se maintenir sur sa terre.

Cette explication se fonde sur l’emploi de termes qui expriment deux réalités différentes ou contraires. En effet, le don, mattana, est volontaire. Il pourrait être soumis à des clauses et, de ce fait, être conditionnel. Le don n’est effectif que si le récipiendaire respecte les clauses imposées par le donateur. L’héritage, yéroucha, se transmet de père en fils. Il n’est soumis à aucune condition. Il s’agit donc de succession naturelle.

Israël se doit justement de veiller à l’accomplissement de ce commandement divin pour que le don de la terre soit un héritage.