Rabbi Eliêzèr Ménahem Shakh Z.TS.L n’est plus

Le Judaïsme orthodoxe mondial est en deuil. Il vient de perdre son chef incontesté et le porte parole de la Tora. Âgé de 103 ans, il vient de s’éteindre ce vendredi 2 Novembre à 2h.30 après une longue maladie. Il occupait une place prépondérante tant dans l’enseignement du Talmud et de ses commentaires que dans la direction du Judaïsme en Israël et dans la diaspora. Des générations de Rabbins, de Talmudistes et de dirigeants lui doivent leur formation.

La mort présumée des captifs du Hezbollah.

Le Grand rabbin de Tsahal, après consultations des Grands Rabbins d’Israël et des services compétent de l’armée a rendu visite aux parents des trois soldats captifs du Hezbollah pour les informer qu’ils sont déclarés officiellement morts sans sépulture. Longtemps le Hezbollah a joué avec la sensibilité des familles et du Gouvernement pour obtenir la libération de certains prisonniers alors qu’il avait procédé à leur exécution. Tous les appels et toutes les interventions, y compris celles de chefs d’état étrangers, sont restés lettre morte. Et pour cause!

Wa-yèra. Les jeux d’enfants Yitshaq et Yichemaêl.

Yichemaël était âgé de 13 ans quand Yitshaq est né. Les enfants ont grandi. Sara vit le fils d’Agar l’Égyptienne, que celle-ci avait enfanté à Abraham, se livrer à des railleries; et elle dit à Abraham : renvoie cette esclave et son fils; car le fils de cette esclave n’héritera point avec mon fils, avec Yitshaq.

De quoi s’agit-il? Faut-il chasser Yichemaël parce qu’il voulait jouer avec Yitshaq? De quels jeux parle-t-on?. Le Midrache souligne que Yichemaël, prenant en fait pour cible Yitshaq, tirait au hasard des flèches. Si par malheur l’une d’elles avait atteint Yitshaq, il invoquerait l’excuse de l’accident. Le motif de ce jeu meurtrier était de demeurer le seul héritier d’Abraham.

Le Midrache explique également l’intransigeance de Sara par le fait qu’elle tenait à éviter la mauvaise influence que tentait d’exercer Yichemaêl sur Yitshaq en lui apprenant des pratiques idolâtres.

Sara veille donc sur l’éducation de son fils et le protège contre toute mauvaise influence.

La liberté de parole

On ne saurait imaginer combien la liberté de parole est précieuse mais combien dangereuse également. Combien de crimes sont commis en son nom! En Israël, cette liberté, comme toutes les autres d’ailleurs, est sacrée! Certes, mais encore faut-il en user avec sagesse et à bon escient !

Âzmi Béchara, député arabe au parlement israélien, vient d’administrer la preuve. Lors de sa visite en Syrie, il incita les arabes à recourir à la guerre et à la terreur contre Israël. Ce faisant, il reniait son serment de fidélité à Israël.

Sur les recommandations du conseiller juridique du gouvernement, la Knèssèt, malgré certains opposants qui estimaient la liberté de parole en péril, a voté, cette semaine, à une forte majorité le retrait de l’immunité parlementaire à ce député afin qu’il subisse un procès pour incitation à la terreur.

Hayè Sara : Premier titre foncier dans la Tora.

Abraham, surpris par la mort soudaine de Sara, se résout à faire l’acquisition d’un terrain devant servir de caveau familial. Pour ce faire, il réunit les fils de Hèt et leur dit : Je ne suis qu’un étranger domicilié parmi vous ; accordez-moi la propriété d’une sépulture au milieu de vous, que j’ensevelisse ce mort de devant moi.

Sans doute, l’intention des fils de Hèt fut-elle d’accéder à sa demande. Mais Abraham, se faisant plus précis sollicite leur intervention auprès de Êfrone pour qu’il lui cède la caverne et le champ de Makhépèla. Malgré l’insistance de Êfrone d’en faire don à Abraham, celui-ci s’efforce à en payer le montant. Et, après avoir payé les 400 sicles d’argent, Abraham prit possession de la propriété de Êfrone.

Tout dans le comportement d’Abraham pourrait nous surprendre. Mais s’il réunit toute l’assemblée des fils de Hèt pour la transaction, c’est dans le but d’éviter toute contestation ultérieure. Car, la présence de tous les représentants de Hèt confirme d’une part le droit de propriété d’Êfrone et, de l’autre, de preuve que la transaction eut bel et bien lieu.

Par ailleurs, Abraham refuse le don de Êfrone pour ne pas se voir plus tard dire, cette donation était limitée dans le temps et, par conséquent, Êfrone reprendrait son champ en tout temps.

Abraham, procédant ainsi, prend possession, de fait et de jure, du pays de Qénaâne et ce, malgré la promesse de D’ieu de lui donner ce pays à lui et à sa descendance.

Démocratie.

La Démocratie est, semble-t-il, le meilleur système politique qui protège les libertés fondamentales de tous. Cependant, ce système ne présente pas que des avantages, il a aussi ses inconvénients. Ce sont les défauts de ses qualités.

Israël est un bastion de la démocratie au Moyen-Orient, c’est de grande notoriété. Dans tous ses gestes et décisions, Israël tient à respecter les règles et les principes de la démocratie. Mais la Gauche israélienne et Shalom Akhshav constituent les porte-paroles des Palestiniens. Ces derniers envoient des terroristes tuer, détruire et saper les bases mêmes du pays pendant que du haut de la tribune de la Knèsset, des journaux et des banderoles, les représentants de la gauche critiquent, combattent les décisions du gouvernement qui, lui, détient son mandat de 80% de l’ensemble de la population.

Certes, la Gauche jouit-elle de la liberté d’expression! Mais, cette liberté perd tout son sens quand elle se met au service d’intérêts étrangers, surtout quand elle est financée par des états qui veulent la liquidation d’Israël.

Tolédot. Deux mondes, deux civilisations.

Vingt années se sont écoulées et Yitshaq et Rivqa n’ont pas eu encore d’enfant. Tous deux prient et D’ieu exauce leur prière. Rivqa se sent différente des femmes : chaque fois qu’elle passe devant un lieu d’étude de Tora, le foetus veut sortir et devant un lieu païen le foetus exprime également le désir de sortir. Situation anormale et surprenante! Que faut-il penser? D’ieu lui annonce qu’elle attend deux jumeaux, toumim. La Tora emploie justement toumim sans alèf pour préciser qu’ils seront différents, l’un juste et parfait et l’autre impie. À propos de Tamar, la Tora utilise le terme téoumim car, elle devait donner naissance à Zérah et Pèrèts tous deux justes et parfaits.

Déjà du sein de leur mère, Essaw et Yaâcov se sont partagés le monde. Essaw retient ce monde-ci, ôlam ha-zè, le monde physique, monde de la matière pour jouir pleinement de toutes les nourritures terrestres et matérielles. Yaâcov ne vise que le monde futur, ôlam ha-ba, monde des valeurs spirituelles et de la perfection.

Certes, ces deux mondes sont-ils complémentaires. Cependant, le destin de Yaâcov, bien qu’exigeant, est assurément exaltant.

Remerciements

Je voudrais exprimer ici mes sincères remerciements pour l’intérêt témoigné par certains lecteurs du Carnet de route. Leurs réactions ont été bienvenues. Je vous encourage donc à continuer à me faire part de vos réactions. Faites de telle sorte que cette chronique vive. Au plaisir donc de vous lire.

Où va la politique israélienne?.

Depuis des années, le souci constant d’Israël est de maintenir une alliance privilégiée avec les États Unis. Aussi s’accordent-ils, malgré certaines divergences, à présenter face aux nations un plan de paix au moyen-Orient qui préserve les intérêts d’Israël sans pour autant sacrifier les intérêts américains dans la région.

Il ne s’agit pas, certes, d’émettre un jugement sur cette démarche qui, dans l’état actuel des choses, paraîtrait légitime et nécessaire. Car, ne serait-il pas dangereux de faire dépendre sa sécurité de cette alliance? Mais l’opinion internationale est importante, il ne faut à aucun moment la négliger. Plus Israël cultive l’amitié et l’appui des nations et plus grandes seraient ses chances de faire avancer son programme.

Cependant, les résultats sont là pour montrer combien cette démarche mérite d’être revue et corrigée à la lumière des textes sacrés de la Tora et des Prophètes dont le message essentiel consiste à exiger plus de confiance et de foi en D’ieu qui, Lui, en tant qu’auteur de l’Histoire veille au destin des Nations. Israël puisera dans cette confiance toute sa force. Alors et alors seulement D’ieu réalisera Sa promesse de faire régner la Paix sur la terre.

Wa-yètsè. La promesse divine à Yaâcov.

Yaâcov quitte Béér Chéva, laissant son père et sa mère, pour fuir la colère de Êssaw son frère qui jure sa mort pour lui avoir soufflé la bénédiction paternelle. Mais, s’il fuit Êssaw, il va à la rencontre de Labane, encore plus dangereux et plus cruel.

C’est, agité par de telles pensées qui assombrissent son avenir et son destin, que Yaâcov se met en route mettant toute sa foi et sa confiance en D’ieu. Les bénédictions de son père lui procurent le courage nécessaire pour affronter son destin.

Surpris par le coucher subit du soleil, Yaâcov est contraint de passer la nuit dans le mont Moriya, lieu où Abraham et Yitshaq ont adressé leur prière à D’ieu. Yaâcov voit dans son songe une échelle dressée sur la terre, son sommet atteignant le ciel. Des messagers divins montaient et descendaient le long de cette échelle. Puis, l’Ét’ernel apparaissait au sommet, et disait : Je suis l’Ét’ernel, le D’ieu d’Abraham ton père et de Yitshaq; cette terre sur laquelle tu reposes, Je la donne à toi et à ta postérité.

Le Midrache souligne que Yaâcov voit se dérouler devant ses yeux les quatre exils et leur issue. Mais encore plus importante est la promesse divine : cette terre appartient à Yaâcov et à sa descendance. Ce qui reste à faire, c’est de se convaincre de la vérité de cette promesse et de conformer notre existence et les positions politiques à cette promesse. La suite sera aussi édifiante que sûre : Oui, Je suis avec toi; Je veillerai sur chacun de tes pas, et je te ramènerai dans cette contrée, car Je ne veux point t’abandonner avant d’avoir accompli ce que je t’ai promis