Satire ou Haine.

Le grand public ignore la tempête d’antisémitisme qui souffle actuellement dans les pays arabes. C’est plutôt d’une poussée de gestes et d’actes anti-juifs. Rien n’est épargné pour passer le message de la haine du Juif : quotidiens, magasines, livres, manuels scolaires, slogans, caricatures et satires télévisées reprenant les pires et sombres accusations des détracteurs connus du Judaïsme depuis la nuit des temps.

Les traductions en arabe des ouvrages connus pour leur haine du juif, Les Sages de Sion, Mein Kempf et les accusations de meurtres rituels ont tellement contribué à forger un climat et plus encore un esprit propice à favoriser l’antisémitisme si bien qu’on n’hésite point dans ces pays à recourir aux malveillantes et diffamatoires accusations que les pays occidentaux où elles furent lancées font tout pour reconnaître le tort fait aux juifs et cherchent à obtenir leur pardon.

À titre d’exemple, la télévision d’Abu Dahbi diffusait la semaine dernière une satire présentant le Premier ministre Sharon buvant du sang arabe. Résurgence du meurtre rituel ou allusion au massacre de Sabra et Chatila perpétré par des milices phalangistes libanaises? Bien entendu, on oublie de parler des milliers de personnes tuées et massacrées par la Syrie et par la Jordanie.

Cependant, ce qui frappe c’est bien le momentum retenu pour présenter une telle satire. Faut-il souligner qu’elle visait par delà le premier ministre israélien tous les Juifs? Le choix du moment coïncide, par hasard, avec l’ouverture du procès intenté contre M. Sharon à Bruxelles. Sans doute, veut-on frapper d’une pierre deux coups.

Wayi-chelah. Rencontre de Yaâcov et Êssaw.

Yaâcov est sur le chemin du retour. Après 36 années d’absence, il décide de quitter Labane pour revenir auprès de son père. En vérité, dès la naissance de Yossèf dont la mission est de mettre fin au règne et au pouvoir de Êssaw, Yaâcov avait formulé son intention de retour. Six années se sont écoulées entre l’intention et l’exécution du départ.

Yaâcov était certainement prêt à faire face à l’éventualité de se trouver en présence de son frère. À l’aller comme au retour, D’ieu l’avait assuré de toute sa protection. Alors, pourquoi est-il si inquiet?

Yaâcov fut fort effrayé et plein d’anxiété. Et le Midrache d’expliquer, il fut fort effrayé d’être tué, et plein d’anxiété d’être obligé de tuer Êssaw. Mais pour quelle raison serait-il devant cette possibilité? Rabbi Yaâcov avance l’opinion, selon le Talmoud, que Yaâcov, ne pouvant être sûr de sa conduite morale, craignait l’effet négatif produit par le péché quand bien même serait-il involontaire.

À bien voir, Yaâcov savait combien Êssaw respectait son père. Tout le temps de son absence, Yaâcov avait manqué d’accomplir son devoir vis-à-vis de son père. Assurément, il y avait de quoi être anxieux!

Par ailleurs, Yaâcov n’ignorait point que la véritable rencontre avec Êssaw se jouerait à la fin des temps. Celle-ci n’est que prélude de celle qui ne tardera pas à se réaliser. Comme Yaâcov, il faut s’y préparer. Pour ce faire, trois possibilités à retenir, acheter son amitié par l’offrande de présents, être prêt s’il le faut à lutter et à consentir des sacrifices et la prière qui fait référence aux promesses divines faites à nos ancêtres.

Rav Sitruck victime d’une commotion cérébrale.

La nouvelle est tombée comme une traînée de poudre. Elle nous frappe de stupeur et de tristesse. Aussitôt, tous amis de par le monde se sont mobilisés en une chaîne vivante pour prier et réciter des Téhillim pour le prompt rétablissement du Rav. Pour l’instant, certaines nouvelles d’un léger mieux nous sont parvenues.

Plût au Tout-Puissant d’exaucer nos ardentes prières pour que Rav Yossèf Sitruck fils de Simha retrouve sa santé et reprendre ses fonctions pour la gloire et le développement de la Tora. De Montréal, toute la communauté se joint à moi et prie pour sa réfoua chéléma, Amen.

Hanoucca 5762.

Dimanche 9 Décembre, à la tombée de la nuit, débute la fête de Hanoucca qui, pendant 8 jours, commémorent le miracle de la victoire des Hasmonéens sur les troupes puissantes des Gréco-syriens qui, non seulement imposaient une occupation cruelle et infâme en Israël, prétendaient forcer les Juifs à une assimilation. Se révoltant, les Hasmonéens se débarrassent de l’occupant et, purifiant le Temple des idoles grecques, restaurant l’autel, procèdent à l’allumage du Candélabre grâce à une fiole d’huile pure trouvée dans le Temple portant le sceau du Kohène Gadol. Le miracle de cette fiole continue à se perpétuer de nos jours par l’allumage, pendant huit jours, de lumières de la hanoukya.

Attentats meurtriers.

Le 1er et 2 Décembre 2001 resteront gravés dans la mémoire du peuple juif comme les 2 jours les plus sombres de la guerre terroriste que livrent les Palestiniens à Israël depuis 15 mois. En envoyant des kamikazes frapper des personnes innocentes, le Hamas et le Djihad espéraient faire un plus grand nombre de victimes et de blessés. En fait, 33 morts et plus de 200 blessés viennent s’ajouter au nombre déjà lourd de victimes de cette guerre aveugle.

La logique terroriste se veut implacable. Les organisations terroristes entendent imposer leur solution par les armes et les attentats prenant souvent pour cible des promeneurs ou des voyageurs innocents . Pourtant, une solution politique par voie de négociations était possible. Elle accordait sans doute plus d’avantages que les armes n’auraient obtenues. Mais cette voie, ne rencontrant point les intérêts poursuivis par Arafat, fut rejetée pour des raisons bien évidentes. Car, le but n’est pas de s’entendre avec Israël. Le but consistait aux yeux des stratèges de cette intifada d’éliminer Israël de la carte.

Alors? Pourquoi certains États, dont la France et l’Union européenne, continuent à supporter les Palestiniens malgré ces attentats dont le véritable but est l’anéantissement d’Israël? En prenant fait et cause pour les Palestiniens, ces États ne visent rien d’autre que de les encourager dans leur dessein de détruire Israël.

Wayè-chèv. L’impact des rêves.

Depuis la Sidra Wa-yètsè, nous assistons à un phénomène extraordinaire, celui de songes prophétiques. Yaâcov voit se dérouler devant ses yeux, dans le rêve de l’échelle, les quatre exils et leur issue. Yaâcov se prépare à faire face à l’exil et prend des mesures pour que sa descendance traverse sans trop de mal les exils. Yaâcov ne retourne à la maison paternelle que sur les instructions que l’ange divin lui transmet dans un autre songe.

Yossèf, à son tour, fait deux songes non moins prophétiques. Le premier annonce le règne de Yossèf qui aura pour point de départ les productions agricoles et les récoltes. Le deuxième confirme le règne de Yossèf, mais également le déclenchement de l’exil d’Égypte où Yaâcov et toute sa famille iront le rejoindre. En effet, ces rêves de grandeur de Yossèf provoquent la haine de tous les frères à son égard.

La haine des frères fut la cause de la descente en Égypte. Si les frères pensent un moment à se débarrasser de Yossèf pour mettre à néant les prédictions de ses rêves, D’ieu rappelle nous verrons alors ce qui adviendra de ses rêves. Oui nous verrons qui aura le dernier mot, les frères de Yossèf ou D’ieu?

L’exil d’Égypte commence sur la division et la haine entre frères, la délivrance n’interviendra qu’une fois l’unité d’Israël réalisée.

Prix Nobel de la Paix 2001

Ce prix a été décerné à M. Kofi Anan, secrétaire général des Nations Unies. Sans doute, le Jury chargé d’attribuer ce prix avait-il ses raisons. Mais dès lors qu’on examine l’attitude de M. Anan dans l’affaire des trois soldats enlevés par le Hezbollah sous l’oeil bienveillant et complice des forces de la Finul, allant même jusqu’à donner un support logistique et matériel, on ne peut qu’exprimer étonnement et surprise. Il suffit de signaler que les uniformes des hommes du Hezbollah et le véhicule ayant servi à l’enlèvement appartenaient à la Finul. Des cassettes vidéo ont été enregistrées et confiées au secrétariat des Nations Unies. Toutes les démarches faites par les autorités israéliennes le les familles des soldats enlevés pour obtenir le visonnement des cassettes et les détails vestimentaires appartenant aux victimes rencontrèrent des difficultés énormes, M. Anan n’ayant rien fait pour faciliter ces démarches.

Malheureusement, on apprenait quelque temps après que les soldats israéliens enlevés furent tués par les hommes du Hezbollah. Là encore, M. Anan ne fit rien pour donner satisfaction aux familles qui réclamaient toujours de l’ONU de leur remettre les objets des soldats détenus par les services du secrétariat général.

Cependant, peu avant de recevoir son prix, M. Anan, craignant les manifestations des familles qui se sont rendues à Stokolhm, a promis de satisfaire les exigences de ces familles. C’est bien, mais quel comportement courageux de la part du lauréat qui cède devant la menace. On aurait envie de dire : dormez tranquille, le monde est entre de très bonnes mains.

Réaction à Attentats meurtriers.

Bonjour M. Théroux.

J'apprécie que vous ayez pris le temps de réagir par écrit à l’article Attentats meurtriers.

Cependant, je constate que vous qualifiez cette intifada de guerre. Vous avez parfaitement raison. On l'a fait subir injustement à Israël qui a toujours proclamé sa volonté de parvenir à une solution négociée. Bien entendu, la réponse fut toujours négative ou du moins avait pour but de faire avorter toute négociation, les Palestiniens posant toujours des préalables et n'entendant point respecter un cessez-le-feu.

De plus, d'un côté on se limite à répliquer à des attaques et à des attentats, de l'autre on s'attaque à des civiles et à des promeneurs dont des femmes et des enfants. Alors, tirez vous-même les conclusions qui s'imposent. Heureusement le monde libre commence à peine à comprendre la stratégie meurtrière de Arafat. Les médias, dont ceux particulièrement du Canada, restent à la traîne puisqu'ils continuent à biaiser l'information toujours en faveur des Palestiniens.

L'autre question soulevée relevant d'une théologie politique : si D'ieu intervient dans les conflits, les inspire et les supporte, je voudrais dire qu'en fait c'est bien ce qui ressort apparemment des textes bibliques. Mais il ne faut point oublier que ce sont les hommes qui déterminent la réaction divine. L'humanité appelle sur elle la malédiction ou la bénédiction, les guerres et ses misères ou la paix et le bonheur.

Miquèts : La foi en D’ieu.

Yossèf est encore en prison. Deux années se sont écoulées et le Grand Échanson ne s’est point souvenu de Yossèf. Plus, il a tout fait pour l’oublier. Peut-être juge-t-il inconvenable et humiliant qu’un ministre recommande à Parô la libération d’un esclave prisonnier!

Mais le Talmoud condamne Yossèf pour avoir fait si peu preuve de foi en D’ieu au point d’aller chercher le secours des hommes. C’est une faute grave, surtout lorsqu’il s’agit de Yossèf qualifié de juste, connu pour sa conduite morale parfaite. Aussi D’ieu lui inflige-t-il de passer deux années de plus en prison. C’est bien ce que le texte précise : Après un intervalle de deux années, Parô eut un songe, où il se voyait debout au bord du fleuve.

Deux années passées pour Yossèf à se repentir d’avoir manqué à son devoir d’exprimer sa confiance en D’ieu. Et, comme sa chute avait pour cause ses rêves, sa promotion et sa grandeur furent également favorisées par les rêves de Parô. Et quand l’heure de la libération avait sonné, Yossèf n’eut pas à souffrir une minute de plus.

Le Cheval de Troie

Le discours tant attendu d’Arafat eut lieu en ce dimanche 16 Décembre 2001. Il y déclare notamment vouloir mettre fin à toutes les attaques terroristes et proclame hors la loi et illégales les organisations radicales du Hamas et du Djihad. Le changement du ton est évident. Certains vont même jusqu’à entrevoir la reprise des négociations.

Les réactions officielles en Israël s’accordaient à juger Arafat non sur ses paroles mais sur ses actes. Elles n’ont pas tort. Car, les déclarations d’Arafat n’eurent point l’effet escompté sur les organisations visées.

Plus, Arafat lui-même, lors d’une manifestation de soutien tenue à Ramallah en date du 18 Décembre, clame vouloir sacrifier 70 martyrs pour un Israélien à l’exemple de Mohammed Doura. Chaque Palestinien doit se considérer martyr pour libérer le pays de l’occupant. Une telle déclaration montre que Arafat n’a pas changé : il utilise un double standard, un langage pour la consommation internationale et un langage destiné à la population locale.

Arafat récidive à Jéricho. Les accords d’Oslo, affirme-t-il, constituent un cheval de Troie pour infiltrer les Sionistes. Alors? C’est à cette réalité qu’Israël fait face. Puisqu’Arafat se permet de ne point changer, pourquoi certains politiciens de gauche ne changent-ils pas et continuent-ils à le considérer partenaire pour négocier la paix?

Wa-yigache. Le repentir des frères de Yossèf.

Depuis que Yossèf rencontre ses frères, son comportement à leur égard ne manque pas de nous surprendre. En effet, à peine sont-ils devant lui qu’il les traite d’espions. Il les enferme pendant trois jours et ne les libère que sur leur engagement d’amener leur frère Binyamine. Il retient Chimône pour s’assurer de leur retour avec Binyamine. Les ayant reçus à dîner, il demande à son serviteur de placer la coupe dans le sac de Binyamine. Les voilà rattrapés aussitôt sortis de la ville pour se voir traiter de voleurs. Yossèf réclame de garder Binyamine à son service.

Yéhouda intervient, il plaide sa libération avec courage. Car, il s’est porté garant de ramener Binyamine auprès de Yaâcov. Le plaidoyer est pathétique. Yossèf, ému, se dévoile à ses frères.

Pourquoi ce comportement? Yossèf entend pousser ses frères à réaliser un repentir parfait. Certes, ont-ils regretté leur acte! Mais pour leur faire faire un repentir parfait, il veut les mettre en situation de sorte qu’ils suivent le chemin en sens inverse.

Ses frères l’avaient condamné pour les avoir espionnés, rapportant leurs mauvais propos à leur père. Aussi les traite-t-il à son tour d’espions. Ils l’ont jeté dans un puits, il les jette en prison. Chimône et Léwi projetaient de le juger et de le condamner à mort, il les sépare en retenant Chimône en prison. Yéhouda propose sa vente comme esclave, le privant de l’amour de son père, Yossèf fait placer la coupe dans le sac de Binyamine afin qu’ils se déclarent tous prêts à être esclaves. Yéhouda intervient pour sauver Binyamine, il est décidé de le remplacer afin de ne point priver Yaâcov de la présence du seul fils de Rahel qu’il chérit. Ce geste finit par convaincre Yossèf que la haine vouée aux enfants de Rahel fit place à l’amour.

La rencontre des frères où l’amour seul règne préfigure la délivrance définitive qui aura lieu aussitôt qu’Israël réalisera son unité.