Le Karine A

S’il est une nouvelle importante qui retienne l’attention, c’est bien l’arraisonnement du bateau Karine A. Rappelons qu’il s’agit d’un bateau transportant une quantité impressionnante d’armes lourdes et sophistiquées destinées à l’autorité palestinienne. Il ne fait pas de doute que les services israéliens devaient suivre et surveiller depuis longtemps les faits et gestes entourant ce bateau. Certes, faut-il se féliciter de son arraisonnement par Tsahal car, l’effet immédiat fut d’éviter l’utilisation infernale et destructrice d’un tel armement.

Mais ce qui est navrant c’est de constater qu’il existe encore des Israéliens prêts à prendre pour leur compte les accusations de complot et de fabrication de preuves par les services secrets israéliens dans le seul but de discréditer l’autorité palestinienne aux yeux des nations. C’est malheureusement la situation qui prévaut. Les autorités américaines, quant à elles, ne doutent pas de la responsabilité d’Arafat et de l’autorité palestinienne. Face au terrorisme palestinien, les Israéliens, à l’exemple de la nation américaine, auraient avantage à parler d’une voix unanime.

Waè-ra. Mochè en mission.

Mochè, à peine sa mission entamée, subit la rigueur divine. En effet, devant le comportement rigide et cruel de Parô, Mochè se permet d’interpeller D’ieu sur le sens de sa mission : Mon D’ieu, pourquoi as-tu rendu ce peuple misérable? Dans quel but m’avais-Tu donc envoyé? Depuis que je me suis présenté à Parô pour parler en Ton Nom, le sort de ce peuple a empiré, bien loin que tu aies sauvé Ton peuple! Mochè conteste en fait qu’en tant que délégué de D’ieu il lui revient d’assumer désormais le sort du peuple d’Israël. Il constate que non seulement Israël n’a pas été libéré mais encore son sort avait empiré. La mission de Mochè est, à ses yeux, un double échec. D’ieu réagit sévèrement. Comment peut-il juger ainsi les desseins divins? Est-ce à dire qu’il doute de l’intention divine de délivrer les Bénè Yisraèl d’Égypte? D’ieu semble lui faire remarquer que le fait que Batya, la fille de Parô, l’ait nommé Mochè, sauveur, et non Machouy, sauvé des eaux, désigne avec certitude qu’il est l’homme de la situation, celui qui a pour mission de délivrer les Hébreux d’Égypte.

Tsahal démolit des maisons à Rafa

Que de bruits autour de ces maisons démolies à Rafa! Certains, les médiats de gauche surtout, condamnent cet acte de Tsahal. Les accusations fusent. Démolissement barbare, immoral, inhumain et inutile, puisque plusieurs familles se retrouvent sans abri. La Croix rouge qui jusqu’à date refuse de reconnaître Maghen David Adom obéissant en cela aux pressions des États arabes n’a pas manqué également de le condamner.

Point de doute que ces accusations reprennent à leur compte la position palestinienne qui ne voit dans ces maisons que des demeures civiles et non des abris servant aux tirs nourris de soldats palestiniens pour couvrir l’introduction illégale d’armes qui empruntent les tunnels passant sous ces demeures.

Point de doute que l’intervention de Tsahal est légitime et morale, surtout quand le but visé est d’empêcher des attentats et des morts. Nul ne prête une oreille attentive aux propos des autorités militaires de Tsahal qui affirment après de longues séances d’observation que ces demeures étaient depuis longtemps inoccupées et inhabitées, qu’aucune trace de vie et de résidents en dehors des tireurs ne fut relevée. Elles vont jusqu’à confirmer l’absence de meubles qui auraient pu donner une preuve d’une occupation quelconque. Plus, pas un seul blessé ne fut signalé. Alors? Pour quelle raison les représentants de la gauche et leurs médiats poursuivent-ils leur politique de dénigrement? Pourquoi faut-il qu’ils soutiennent Arafat et l’autorité palestienne ?

Bo. Trois jours de ténèbres.

La plaie des ténèbres est la neuvième. La libération des Hébreux d’Égypte est imminente. À quoi répond cette plaie? En Égypte, nombreux sont ceux parmi les Hébreux qui, malgré les prodiges et les plaies punissant Parô pour les avoir maltraités, asservis et persécutés, ne croient point à la délivrance. Mieux, nombreux sont ceux qui ne se sentent point concernés par la délivrance. Ils se plaisent en Égypte, leur condition d’esclaves ne les dérange pas. Les libérer malgré eux? Cela n’entrait pas en ligne de compte. Les laisser en Égypte? C’est renier du point de vue de D’ieu la promesse faite à Abraham de délivrer ses enfants de la terre d’esclavage.

Mais D’ieu décide, plutôt que de les forcer à sortir hors d’Égypte et être un poids pour les Hébreux dans leur marche vers la formation de peuple élu, de les faire mourir en Égypte. Cependant, pour éviter que les Égyptiens ne puissent conclure que les Hébreux sont châtiés comme eux, D’ieu les fait périr pendant les trois jours de ténèbres. C’est bien ce que la Tora confirmera, seulement un cinquième du peuple a mérité la délivrance, les quatre autres cinquièmes ont péri en Égypte pour n’avoir point cru en la promesse divine.

Le conflit. [ Réagir à cet article ]

En Septembre 1999, l’intifada fut déclenchée par l’autorité palestinienne. De jet de pierres, au début, par des enfants l’on est passé, au fil des jours, aux obus et aux bombes humaines.

Israël riposte avec les armes dont il dispose. Certes, le condamne-t-on pour usage de force disproportionnée. On omet cependant de dire dans le même souffle qu’une pierre tue et qu’une bombe humaine fait des ravages dont les victimes sont toujours des femmes et des enfants qui ont eu le seul tort de se trouver par hasard dans un centre d’achat, dans une terrasse de café ou dans une salle de fête. Aucune voix ne s’élève pour condamner avec force ces actes qui sèment la mort et la terreur parmi la population civile.

Le rôle des médias, loin de calmer les ardeurs belliqueuses des protagonistes, ne manque pas de nous étonner. En effet, l’on assiste chaque jour à une levée de boucliers. Leur prise de position anti-israélienne n’a point contribué à apaiser le jeu. C’est à qui condamnerait mieux et plus fort et plus haut Israël. Quoiqu’il fasse, il ne s’attire qu’injures et réprobation. Il semble qu’on ait libéré le démon de l’antisémétisme sous l’aspect et le visage de l’antisonisme. Mieux, certains états d’Europe ne s’en cachent pas.

Alors? L’impression est que cette intifada est tombée à point nommé donnant une occasion rêvée pour attaquer Juifs ou Israéliens où qu’ils soient. Que reproche-t-on au Juif, au juste? D’être fort ou d’être faible, vainqueur ou victime? Peu importe, l’essentiel est de le condamner. Le président français, Jacques Chirac, pousse l’impudence en demandant, contre toute évidence, au premier ministre d’Israël, Ariel Sharon, de mettre fin à la campagne organisée de dénigrement accusant les Français et la France de racisme et d’antisémétisme. Oublie-t-il ses propres positions partisanes favorisant les Palestiniens et Yasser Arafat?

Après un siège de 39 jours autour de l’église de la Nativité à Beth Lehem, 13 criminels notoires et recherchés sont libérés à condition d’être jugés et emprisonnés dans des pays d’asile en Europe. Mais à peine arrivés à Nicosie, l’on se dépêche, ce fut la déclaration du délégué espagnol, d’affirmer que ces terroristes criminels ne seront ni jugés ni enfermés. Ils sont absolument libres.

Le clergé, pris en otage, assiste impuissant au pillage des biens de l’église et à la profanation des lieux, loin de condamner les terroristes, trouve bien de les excuser et de compatir à leur sort.

Ce ne sont là que des exemples de prises de position qui encouragent la poursuite de cette guerre. Que dire? Si les intervenants étrangers à la région interrompaient leur action, nul doute que ce conflit trouverait sa solution finale et le Chalom, la paix, régnera dans la région et dans le monde.

Message de Chavouot [ Réagir à cet article ]

Le 6 Sivan 2448 de l’ère hébraïque, 50 jours après leur libération d’Égypte, 600.000 hommes de plus de vingt ans ainsi que des femmes et des enfants, avaient eu le privilège d’assister au pied du mont Sinaï à une expérience exceptionnelle. D’ieu se révèle à Israël et lui fait don de Sa Tora, le code de Lois divines, seul code destiné non seulement à diriger la vie religieuse d’Israël mais aussi sa vie morale et civile.

Depuis plus de trois millénaires, Israël étudie, analyse et commente la Tora divine. Des ouvrages, par centaines de mille, sont édités et servent de base à d’autres ouvrages. La Tora divine vit et se développe au rythme des jours et des événements. Cette production d’une richesse inouïe constitue la preuve de l’attachement et de l’amour qu’Israël exprime en tout temps à D’ieu et à la Tora.

Parfois, la Tora semble déserter un pays ou une ville, soit en raison de persécutions infligées à Israël ou simplement en raison du manque d’intérêt porté à son étude, elle apparaît avec impétuosité, tel un torrent, ailleurs dans le monde.

Israël et la Tora sont liés. Ils constituent les véritables structures du monde si bien que la création elle-même ne saurait exister si jamais Israël venait à renier l’engagement d’étudier et de propager l’enseignement de la Tora.

Les nations veilleraient à contraindre Israël à la pratique de la Tora pour peu qu’elles soient conscientes d’une telle vérité. Plus grand est l’attachement d’Israël à la Tora et plus grandes seront ses chances de délivrance et plus fort l’espoir d’un monde meilleur.

Synagogue attaquée à Québec. [ Réagir à cet article ]

Dans la nuit de Samedi à Dimanche 19 Mai, une bombe artisanale, prenant pour cible les locaux de l’unique synagogue de Québec Ohel Shalom, avait provoqué de sérieux dégâts matériels. L’individu responsable de cette attaque aurait, signale-t-on, téléphoné quelques minutes avant l’explosion de l’engin qui n’a fait, fort heureusement, que des dégâts matériels.

Quoiqu’il en soit, il s’agit là de la première attaque sérieuse contre une synagogue au Québec, attaque qui jette une ombre épaisse sur la tolérance zéro des autorités du Québec. Aux dernières nouvelles, le suspect arrêté en rapport avec cet attentat fut relâché faute de preuves suffisantes. Il serait donc vivement souhaitable que l’enquête avance avec diligence afin de jeter plus de clarté sur cette affaire qui entame gravement la belle tradition de coexistence et d’entente cordiale au Québec et au Canada.

La condamnation de l’Église. [ Réagir à cet article ]

Le siège de l’église de la Nativité est à peine levé par l’armée israélienne que les autorités cléricales condamnent Israël. Surprenant que face aux terroristes palestiniens armés qui, occupant l’église, prennent en otage les membres du clergé et profanent la sainteté des lieux, au lieu de les condamner, ces mêmes autorités leur trouvent toutes sortes de raison et de justification.

Certes, la position de l’Église est-elle inconfortable. Assiégés à l’extérieur par Israël et à l’intérieur par les Palestiniens, les membres du clergé de cette église comme les envoyés officiels du Vatican choisissent contre toute logique de blâmer Israël.

Israël est habitué à ces dénis de justice. Rien de nouveau, car les motivations profondes de l’Église consistent avant tout de se protéger et de veiller à ses propres intérêts dans la région. En effet, après le siège, Chrétiens et les Palestiniens sont-ils condamnés à vivre ensemble à Beth Léhèm. L’intérêt de l’Église commande, c’est naturel, à prendre plutôt la défense des Palestiniens et ce, malgré les dégâts causés aux lieux et leur profanation.

Nasso, la bénédiction des Cohanim. [ Réagir à cet article ]

Le Michekane, temple mobile accompagnant Israël dans ses déplacements dans le désert, est inauguré. Les Léwiim, investis de leur fonction, assument leur charge, assistant les Cohanim dans le service divin. En plus d’assurer les diverses offrandes et les sacrifices, les Cohanim devaient également bénir les Bénè Yisraèl.

"Parle ainsi à Aharone et à ses fils : Voici comment vous bénirez les enfants d’Israël;... Ils imposeront ainsi Mon Nom sur les enfants d’Israël, et Moi Je les bénirai." Sans doute, en raison de l’obligation d’Israël de subvenir aux besoins des Cohanim, ceux-ci sont-ils tenus à leur tour de bénir Israël.

Le Midrache Tanhouma soulève cependant les réticences d’Israël de voir D’ieu confier sa bénédiction aux Cohanim. Il souhaiterait être béni directement par D’ieu. Calmant Israël, D’ieu affirme : "Bien qu’ayant enjoint aux Cohanim de vous bénir, Je me tiens à leurs côtés et Je vous bénis".

Sans doute, D’ieu désire-t-Il exprimer Sa bénédiction à telle enseigne qu’Il la confie à Ses créatures. De même qu’Il aime qu’elles soient bénies, ainsi désire-t-Il qu’elles bénissent les autres. Encore faut-il faire preuve, pour être en mesure de bénir les autres, de vertus morales, bienveillance, amour du prochain, humilité et satisfaction de son sort, si l’on veut que D’ieu soit dans de bonnes dispositions pour confirmer ces bénédictions.