Propagande anti-israélienne en Hollande. [ Réagir à cet article ]

Dans le cadre du magazine d'Actualités Nova, la télévision hollandaise révèle les résultats d'une enquête curieuse. Des caméras invisibles furent placées dans quatre mosquées des villes Amsterdam, Haye, Rotterdam et Telburg. Les téléspectateurs purent voir les Imams lancer leurs appels à l'extermination des ennemis de l'Islam et faire l'éloge des attentats contre Israël. Ils ont entre autres appelé à tuer MM Bush et Sharon, exigeant des fidèles de n'obéir qu'aux lois de l'Islam et non aux lois des hérétiques de l'Onu.

Ces Imams viennent d'Égypte et de Syrie et appartiennent à un organisme islamiste agissant en Europe et jouissent du support financier saoudien. Les services de sécurité hollandais disent que "cette propagande trouve un terrain fertile à cette activité extrémiste en Hollande et vise la mobilisation de Musulmans pour des actions armées."

Comment réagit le ministre de l'Intérieur hollandais? Il examine pour l'instant dans quelle mesure ces Imams sont en infraction par rapport au code hollandais. Parmi les cercles politiques, des voix s'élèvent pour réclamer la fermeture des mosquées et de renvoyer les Imams incriminés de Hollande.

Signalons qu'en Hollande vivent un million de Musulmans alors que la population juive n'atteint que le nombre de 40 mille.

Encore des attentats meurtriers. [ Réagir à cet article ]

Malgré les mesures de sécurité prises par les autorités, deux attentats faisant une trentaine de morts et une centaine de blessés et ce, en moins de 24 heures à Jérusalem, n'ont pu être évités. Que les morts soient des vieillards, des femmes, des enfants et des bébés, n'émeut en aucune manière les bonnes consciences des Européens et des médias. Que ces attentats provoquent des réactions israéliennes, cela ne fait l'ombre d'un doute. C'est le cycle infernal de la terreur.

La question se pose cependant. Comment ces candidats Kamikazes parviennent à passer à travers les mailles des services de sécurité israéliens? Certains parlent que les organisations terroristes ont trouvé le moyen de contourner les services de sécurité en utilisant la filière des antennes médicales implantées en territoire palestinien par l'union européenne.

Voilà, consciemment ou non, l'aide européenne est bien exploitée par les Palestiniens.
Faut-il oublier la déclaration de l'épouse du premier ministre anglais, Mme Blair, qui, accompagnant la reine Rania de Jordanie à une cérémonie destinée à une levée de fonds en faveur des services de santé palestiniens, exprime des propos justifiant ces actes terroristes?
Alors? Puisque les représailles et les remparts de sécurité s'avèrent impuissants à enrayer toutes les tentatives des terroristes, pourquoi ne pas envisager une autre avenue, celle qui exige plus d'unité et de solidarité de tout le peuple d'Israël ainsi que le retour sincère à D'ieu?

Houqat-Balaq. La faute de Mochè. [ Réagir à cet article ]

Miryam, la soeur de Mochè et Aharone, vient à mourir. Le puits d'eau qui accompagnait Israël dans ses déplacements dans le désert, faveur divine accordée à Son peuple grâce au mérite de Miryam, disparaît aussitôt après son décès. Pourquoi? Israël, indifférent face à cette disparition, ne réagit pas, ne se sent aucunement touché par la mort de celle qui avait tant fait pour Israël. Que l'on s'en souvienne : Amram ne reprend sa femme que sur les reproches de sa fille Miryam qui lui fait remarquer combien sa décision de répudier sa femme était dangereuse pour le devenir d'Israël et ce faisant, il se prive et prive Israël de la naissance du Libérateur. C'est encore Miryam qui veille sur Mochè lorsqu'il fut jeté au Nil. À Batya, la fille de Parô, qui le tire des eaux, elle propose la mère de l'enfant comme nourrice. Tant de sollicitude pour son frère et plus encore pour le futur Libérateur! Pourtant Israël ne verse pas une larme pour elle.

Au lieu de penser à la cause de l'absence du puits et réaliser le repentir qui s'impose, Israël se soulève contre Mochè et Aharone et réclame de l'eau.

D'ieu, accédant à la prière de Mochè, dit :"Prends la verge et assemble la communauté, toi ainsi qu'Aharone ton frère, et dites au rocher, en leur présence, de donner ses eaux; tu feras couler, pour eux, de l'eau de ce rocher, et tu désaltéreras la communauté et son bétail." Mochè, excédé par le peuple, s'irrite et, au lieu de s'adresser au rocher, le frappe. N'ayant donné que peu d'eau, il fut contraint de frapper de nouveau pour qu'il livre ses eaux.

De toute évidence, Mochè ne s'est point conformé à l'ordre divin. En parlant seulement au rocher, l'exemple de cette verge, bois sec qui fleurit et produit des fruits, et de ce rocher qui produit de l'eau, ces exemples ne manqueraient d'agir sur Israël à tel point que, renonçant à la révolte, se soumettrait à la volonté de D'ieu. En fait, Mochè et Aharone, n'ayant pas contribué à la sanctification de D'ieu, ne conduiront pas Israël dans le pays de Qénaâne.
Cependant n'est-il pas surprenant de voir Aharone qui se contente d'exercer un rôle passif partager avec Mochè le même châtiment? Pour le Midrache, associés dans l'oeuvre de la délivrance d'Égypte, ils auront pour mission de conduire au pays de Qénaâne après la résurrection toute les générations qui ont péri dans le désert.

Or ha-Hayim z.ts.l. avance le commentaire suivant : la rigueur divine frappe Mochè pour le bien d'Israël. En effet, entrant en Qénaâne à la tête d'Israël, Mochè construirait Bèt ha-Miqdache. Comme toute oeuvre de Mochè est impérissable, le Temple ne pourrait jamais être détruit. En cas d'inconduite d'Israël, D'ieu serait donc contraint de déverser Sa colère contre lui plutôt que sur Temple, n'étant point garant de la bonne conduite d'Israël.


Choix difficile. [ Réagir à cet article ]

Depuis le déclenchement de cette intifada, Israël fut la cible de plusieurs sortes d'actes terroristes : jets de pierres, embuscades, lynches, lancements de roquettes et d'obus, voitures piégées mais surtout l'envoi de bombes humaines. Ce dernier raffinement de la terreur, l'attaque cruelle et parfois imparable des kamikazes, frappe par surprise là où on l'attend le moins. En 18 mois, il y eut 120 attaques de kamikazes.

Comment réagit Israël?
Il ne se passe pas de jour sans que les forces de défense d'Israël Tsahal n'arrêtent à temps des hommes suicides sur le chemin de perpétrer leur attentat. La campagne "Rempart" de Mars et celle qui se déroule en ce moment "Détermination" mettent en échec, sans les enrayer, les projets funestes d'organisations terroristes qui n'hésitent pas à envoyer au suicide des adolescents qui, soumis à des lavages de cerveau intenses leur garantissant entre autres les clés du paradis, sont prêts à se sacrifier emportant avec eux des victimes innocentes.

Pour combattre plus efficacement ce nouveau phénomène, certains proposent de sévir contre les parents des kamikazes. Pour dissuader les candidats au suicide, les parents doivent savoir clairement qu'ils s'exposent à l'expulsion à Gaza ou au Liban.

Est-ce vraiment juste que l'on agisse de la sorte vis-à-vis des parents? Jusqu'à présent, ces derniers tiraient, en plus de chèques substantiels qu'ils recevaient de l'Irak et de l'Arabie saoudite, fierté et gloire, le tout accompagné par un grand battage publicitaire. Il est donc normal de les mettre face à leur responsabilité. La menace d'exil pourrait donner à réfléchir à tout candidat au suicide avant de commettre son acte.

Israël, par la construction de muraille de séparation ou muraille de sécurité, compte également décourager toute tentative d'envoi de bombes humaines. Alors? Quelle méthode sera plus efficace? Sans doute, la conjugaison des deux viendrait à bout de ce nouveau phénomène.

Après le discours de M. Bush. [ Réagir à cet article ]

Enfin, M. Bush a parlé. Tout le monde s'interrogeait sur les raisons du report de son discours tant attendu dont le contenu exposerait la politique proche-orientale des États Unis. En clair, il a dit tout haut ce que plusieurs hommes d'état, y compris ceux de l'Union européenne, pensent tout bas. Nombreux sont ceux qui avaient compris que Arafat n'était pas partenaire dans des négociations de paix avec Israël. Qui plus est, Arafat orchestre et dirige personnellement les attaques terroristes contre Israël quand il ne les autorise pas. Voilà qui expliquerait le ton dur de M. Bush à propos de Arafat et son équipe corrompue.

Arafat réagit. Il annonce pour le 15 janvier 2003 des élections mais n'exclut pas la possibilité de se présenter comme candidat à succéder à lui-même. Par la même occasion, il limoge plusieurs de ses proches, Dahlan, Gibril et Rashid et nomme des personnalités connues pour leur sympathie à l'Irak, l'Iran et la Syrie.

Mais, ce qui me frappe c'est bien le changement de ton, d'attitude face à Israël par ceux qui, il n'y a pas longtemps encore accusaient Israël de tous les maux. M. Chirac amorce un virage qui laisse entrevoir un changement dans l'attitude de la France. En tournée au Proche-Orient, M. De Villepin, ministre français des Affaires étrangères, a condamné le terrorisme et exprimé la sympathie du peuple français pour les victimes des attentats et n'a point caché sa réprobation pour l'Autorité palestinienne qui n'agit pas en vue de mettre fin à la violence.

En Belgique, la chambre de mise en accusation belge se déclare incompétente pour statuer sur la plainte des Arabes à l'encontre de M. Sharon à propos des massacres de Sabra et Chatila en vue d'établir sa responsabilité.

Enfin, à la réunion du G8 au Canada, les chefs d'États présents expriment malgré des divergences leur appui à la politique proche-orientale de M. Bush. Tout laisse croire que des consultations préalables furent prises entre M. Bush et ses alliés avant qu'il n'en fasse la déclaration. Et c'est tant mieux car, une politique plus équilibrée est nécessaire si l'on veut parvenir à la paix.

Pinhas. La récompense. [ Réagir à cet article ]

Bil'âm parvient à ses fins. Ennemi juré d'Israël, encore plus virulent que Balaq, il lui conseille, pour mettre fin à l'excellence des relations qu'Israël entretient avec D'ieu, de lâcher les jeunes femmes midiyanites dans le but de séduire les Israélites et les conduire à l'adoration de Péôr, leur divinité. Ce qui ne manque pas de provoquer la colère divine et la mort de 24.000.

Le prince de la tribu de Chimône, Zimri Ben Salou pousse l'impudence en narguant Mochè et le Sanhédrine lorsqu'il présente la princesse midiyanite Kozbi Bat Tsour et demande de statuer sur son cas : permise ou interdite. Il ne peut l'interdire car, comment Mochè justifierait-il son mariage avec Tsipora, elle-même midiyanite.

Mochè ne réagit pas. Mais Pinhas transperce de sa lance à la fois Zimri et Kozbi vengeant ainsi la vengeance de D'ieu sans se soucier des dangers certains qu'il courait. Cet acte de bravoure apaise le courroux divin et l'épidémie cesse de faire des ravages parmi les Israélites.

D'ieu, reconnaissant promet : "Pinhas, fils d'Éléâzar, fils d'Aharone le pontife, a détourné Ma colère de dessus les enfants d'Israël, en se montrant jaloux de Ma cause au milieu d'eux, en sorte que je n'ai pas anéanti les enfants d'Israël, dans Mon indignation. C'est pourquoi, tu annonceras que Je lui accorde Mon alliance de paix."

La récompense accordée à Pinhas pose problème. Le Talmoud affirme, en effet, que la récompense divine ne saurait être envisagée dans ce monde. Réaliser la volonté divine est avant tout un acte spirituel et moral et sa récompense relève d'un monde spirituel et moral, autrement dit elle ne saurait être que dans Ôlam ha-ba, le monde futur. Pour quelle raison, Pinhas ferait-il exception?

En fait, Pinhas agit sur deux plans. D'un côté, il sauve les enfants d'Israël de l'anéantissement. De l'autre, il venge la vengeance de D'ieu. Cet acte, moral en soi, ne connaîtrait sa récompense que dans le monde futur. Mais sauver le peuple d'Israël concerne davantage ce monde. Pour ce dernier acte, D'ieu lui réserve une récompense que lui et sa descendance apprécieraient dans ce monde.

Le revirement de M. Pérès. [ Réagir à cet article ]

Que s'est-il passé pour que M. Shimon Pérès, ministre israélien des affaires étrangères, déclare subitement lors de la convention du parti travailliste que Yasser Arafat n'est plus un partenaire sérieux pour des négociations de paix? Depuis les débuts de l'intifada, M. Pérès a sans cesse couru au secours de Arafat, toujours prêt à lui donner de nouvelles chances pour prouver sa bonne foi. Il est vrai qu'il fut de ceux, peu nombreux, qui avaient toujours soutenu cette position. Est-ce pour ne point avouer son échec personnel pour avoir initié les accords d'Oslo qui, aux yeux de tous, constituent un véritable marché de dupes car, pour les Palestiniens comme pour Arafat, connu pour ses mensonges et ressuscité grâce à la gauche israélienne et aux architectes des dits-accords, le seul objectif visé est l'anéantissement de l'État d'Israël?

Comment comprendre ce revirement de M. Pérès? En fait, il s'est passé avec M. Pérès exactement ce qui s'est passé avec M. Powel, secrétaire d'état américain, qui a toujours défendu une politique moyen-orientale plus équilibrée dont l'objectif essentiel fut la reconnaissance de Arafat seul interlocuteur privilégié pour toutes négociations avec les Palestiniens. Mais avec les nouvelles orientations se dégageant du discours de M. Bush, on remarque un alignement politique sur les positions du Président américain.

Dans ce contexte, M. Pérès se devait de s'aligner également s'il entendait garder encore son porte-feuilles des affaires étrangères. Avec ces nouvelles données, M. Sharon a sans doute des raisons supplémentaires de garder M. Pérès au sein du gouvernement israélien.

Mattote-Massê. Le dernier acte de Mochè. [ Réagir à cet article ]

Bil'âm réussit à emporter dans la mort plus de 24.000 victimes toutes issues de la tribu de Chimôn. D'autres dont le nombre n'est pas connu devaient succomber en raison leur adhésion à la divinité de Péôr. Mais, la conséquence la plus retentissante résultant du conseil de Bil'âm fut la mort de Mochè. La vengeance à infliger aux Midiyanites mettra fin au règne de Mochè.
En effet, la Tora rapporte : "Exerce sur les Midiyanites la vengeance due aux enfants d'Israël; après quoi tu seras réuni à tes pères..." Quelle relation entre la mort de Mochè et la vengeance des enfants d'Israël?

Pour le Midrache, Hachèm, en réponse à la demande de Mochè de demeurer en vie, lui propose en fait le choix entre la vie et la vengeance d'Israël. Il dit notamment : "Le Saint béni soit-Il, voyant que Mochè ne se réconcilie point avec la mort, lui dit : "Si tu veux vivre de nombreuses années ou même mille années, Israël n'assistera point à la chute de ses ennemis et Midiyane ne sera jamais conquis." Aussitôt Mochè, consentant, dit : "Du jour au lendemain, tout être doit mourir, mieux vaut qu'Israël assiste à la vengeance exercée contre ses ennemis et que Midiyane tombe."

L'amour que voue Mochè à Israël est sans borne. Il aurait pu tirer autant d'années de vie si seulement il avait accepté de retarder l'exercice de cette vengeance. Mais, plutôt que de voir Israël souffrir, il se lance aussitôt à la conquête de Midiyane. Mieux, pour rallier Israël au commandement divin, Mochè transmet de marcher contre Midiyane pour exercer sur lui la vindicte de l'Ét'ernel. Israël n'a d'autre choix que de se plier à l'ordre divin et, par conséquent, hâter la fin de Mochè.

Il est cependant surprenant de constater avec le Midrache que Hachèm Lui-même fut pris à Son propre jeu car dit-Il : "De son vivant, quand Israël M'irritait et que Je voulais l'anéantir, Mochè intercédait et invoquait Ma miséricorde; qui le ferait désormais?"
L'enseignement de ce Midrache est important : Mochè comme Hachèm expriment un amour exclusif pour Israël. Mochè sacrifie sa vie pour qu'Israël puisse jouir de la chute de ses détracteurs, Hachèm aurait voulu garder Mochè pour que vive Israël.

La fin de Arafat. [ Réagir à cet article ]

Certains signes laissent apparaître le déclin politique de Arafat. Déjà miné par la maladie qui va s'aggravant de jour en jour si bien que ses proches réalisent qu'il est temps de penser à le remplacer.

Pour les Américains et les Israéliens, il ne fait pas de doute qu'Arafat n'est pas partenaire dans des négociations de paix. Ses mensonges et ses voltes-face ont largement contribué à la radicalisation de leur position.

En raison de l'opposition balbutiante à son autorité au sein de son propre entourage, Arafat procède à des nominations de personnes qui assureraient encore son pouvoir. Ce sont là les réformes qu'il entend faire pour répondre aux exigences de M. Bush qui ne veut plus rien entendre de Arafat si bien qu'aucune voix dans l'Administration américaine n'ose plus le défendre en présence du président.

Par ailleurs, il semble que rares sont les chefs d'états européens qui sont prêts à le soutenir. Peu à peu, ses appels téléphoniques restent sans réponse. Enfin, des voix palestiniennes et jordaniennes s'unissent pour réclamer sa démission et son remplacement. Si des pourparlers officieux s'engagent entre Israéliens et Palestiniens tant en Israël qu'en Europe, ils ne doivent rien à l'initiative de Arafat. Autant de signes qui indiquent une fin imminente.

JeŻne du 9 Ab. [ Réagir à cet article ]

Date fatidique que celle du 9 Ab. Le premier et le second Temples furent détruits le 9 Ab. Le 9 Ab Bétar est tombé. C'est aussi le jour où les Juifs furent expulsés d'Espagne. Pourquoi ce jour connaît-il tant de malheurs.

On se souvient que Mochè avait envoyé des Explorateurs, méraguélim, qui, après avoir parcouru le pays de Kénaâne en 40 jours, étaient de retour le 8 Ab au soir. Les propos des Explorateurs avaient suscité les plaintes et les pleurs du peuple : "Alors toute la communauté se souleva en jetant des cris, et le peuple passa cette nuit à gémir." Le Midrache souligne que ces pleurs avaient indigné tant Hachèm qu'Il finît par décréter : " En cette nuit, vous avez pleuré sans raison, vous aurez à pleurer pour des générations."

Le Jeûne du 9 Ab termine la période de deuil et de détresse de 21 jours débutant le 17 Tammouz, jour où les troupes romaines avaient battu en brèche les murailles de Jérusalem, événement constituant un grand malheur qui débouche sur la prise de Jérusalem et la destruction du Temple.

En ce jour, toute personne adulte, les enfants (garçons à partir de 13 ans, filles de 12 ans) sont tenus de jeûner de la veille (8 Ab peu avant le coucher du soleil) au lendemain à la tombée de la nuit. D'autres restrictions s'appliquent : l'interdiction de se laver et de chausser du cuir. Il n'est permis d'étudier que des textes traitant de la destruction du Temple, les Lamentations de Jérémie/Yirmiya et le livre de Job/Iyob. Certains s'abstiennent également de travailler en ce jour.

Cependant, malgré l'affliction qui frappe tant ce jour, il ne faut point perdre l'espoir que ce jour se transformera en un jour de fête radieuse pour Israël, espoir de délivrance imminente et de reconstruction du Temple.

Dévarim. Remontrances et bénédictions. [ Réagir à cet article ].

Mochè arrive au terme de sa mission. Réunissant tout le peuple d'Israël, il se prépare à répéter la Tora d'où le nom de Michenè Tora, Répétition de la Tora donné également au livre de Dévarim. Ce jour est le premier Chévat, autrement dit 36 jours avant sa mort.

Toutefois, les premières paroles adressées par Mochè à Israël sont qualifiées par le Midrache et le Talmoud comme des réprimandes et des remontrances. Au moment où Mochè devait faire ses adieux à Israël, il ne trouve rien de mieux à faire que de le réprimander?

Le Midrache, citant l'opinion de Rabbi Aha fils de Rabbi Hanina, dit : "N'était-il pas mieux que les réprimandes fussent prononcées par Bil'âm et les bénédictions par Mochè? Mais si Bil'âm l'avait réprimandé, Israël aurait dit : l'ennemi réprimande! De même, si Mochè l'avait béni, les nations ne manqueraient pas d'affirmer : l'ami bénit! Le Saint béni soit-Il s'est dit : que Mochè réprimande parce qu'il l'aime et que Bil'âm bénisse car, il le hait. Ainsi les bénédictions et les remontrances seront-elles clairement établies entre les mains d'Israël."

En fait, les bénédictions de Bil'âm cachaient davantage les malédictions qu'il destinait à Israël. N'était-ce la sollicitude divine, Bil'âm n'aurait épargné à Israël aucune malédiction. Cependant, par ces bénédictions, il entendait endormir la vigilance d'Israël qui, pensant être à l'abri du châtiment, se serait permis de transgresser les commandements divins.

Par contre, les remontrances de Mochè, exprimées à un moment où l'on ne pourrait jamais l'accuser de parti pris, autrement dit puisqu'avant sa mort il n'attend rien d'autre d'Israël qu'une meilleure conduite morale et l'obéissance à la Tora, agissent plutôt comme de véritables bénédictions.