La création de l'homme

 


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La création
La création et le Créateur
Le Chabbat ou la Création achevée

La création de l'homme

D'ieu dit : «Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui se meuvent.» D'ieu créa l'homme à son image. C'est à l'image de D'ieu, qu'il le créa Mâle et Femelle furent créés à la fois. D'ieu les bénit en leur disant : «Croissez et multipliez! Remplissez la terre et soumettez-la! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre(1)

Avec la création de l'homme, D'ieu met un terme à son oeuvre créatrice. Après que D'ieu eût créé la lumière, séparé les eaux qui sont au-dessous des eaux qui sont au-dessus et formé le ciel; après la création de toute les espèces animales, il décida de procéder, à celle de l'être humain. En vérité la création de l'homme justifie toute la création du monde. Aussi pour cette raison l'homme constitue-t-il la conclusion de toute l'oeuvre divine.

Cependant la création de l'homme n'a pas manqué de soulever des difficultés tant au niveau des mal'akhim, qu'au niveau de la Tora, qui s'opposent à une telle création.

Les Pirqè de Rabbi Èliêzèr(2) , rapportent :

«Le Saint béni soit-Il dit à la Tora : «faisons l'homme». Elle répondit : «Maître du monde : Certes, l'homme, ayant la vie courte et remplie de souffrances, est enclin à fauter! Si tu n'es point longanime, il lui semblera comme n'étant jamais passé par le monde. Et D'ieu de répliquer : Est-ce en vain que Je suis longanime et miséricordieux! Aussitôt il s'empare du sable des quatre coins du monde : rouge, noir blanc et jaune. Le rouge pour le sang, le noir pour les entrailles, le jaune pour le corps. Et pourquoi des quatre coins du monde? Si jamais l'homme, allant de l'Est à l'Ouest, venait à quitter le monde, la terre ne pourrait pas dire au sable constituant son corps : tu ne m'appartiens pas, retourne à l'endroit d'où tu fus créé! Partout où se trouve l'homme, ce sera là son origine. C'est à elle qu'il retourne.

Ce midrache montre que D'ieu tient à créer l'homme bien qu'ayant une nature faible. Sans l'homme, le monde n'aurait aucun sens. D'ieu s'attend justement aux écarts de conduite de l'homme. Cependant il s'arme de patience, de longanimité et de clémence pour pouvoir assurer une existence aussi bien à l'homme qu'au monde.

Cependant il est intéressant de constater que la Tora, but ultime de la création puisque l'homme n'a été créé que pour l'étudier et l'appliquer, invoque la longanimité et la clémence divines face à l'inconstance de l'homme. Privé de son partenaire qui doit la mettre en pratique, la Tora sera, à coup sûr, lettre morte. Mais il est une situation encore plus dramatique : celle où l'homme décide de ne pas se consacrer à la Tora. Il remet du coup en question l'existence du monde. La création n'est effective que le jour où Israël s'engage pleinement à recevoir la Tora. C'est là le danger qui guette le monde. La Tora, par son plaidoyer, tente d'éviter ce danger si jamais Israël venait à renoncer à l'étude de la Tora. Aussi invoque-t-elle la compréhension et la clémence de D'ieu.

Tout compte fait, il appert que D'ieu malgré toutes les oppositions, voulait absolument procéder à la création de l'homme. En effet, le midrache(3) affirme :

«Rabbi Bérakhiya dit : «Voulant créer le premier homme, le Saint Béni soit-Il vit qu'il est appelé à donner naissance à des justes et à des impies. Que fit-il? Il éloigna les impies de devant Lui et, s'associant la clémence, Il le créa ainsi qu'il est dit(4) :

«Car l'Ét'ernel protège la voie des justes, mais la voie des méchants conduit à la ruine.» La voie des méchants, D'ieu l'a fait disparaître de devant lui.

Rabbi Hanina dit : ce n'est point ainsi! Le Saint béni soit-Il prit l'avis des anges serviteurs à propos de la création de l'homme. Quelle est, demandent-ils, sa particularité? Il répondit : des justes descendront de lui tel qu'il est écrit : «Car l'Ét'ernel connaît la voie des justes», il a fait connaître(5) la voie des justes aux anges serviteurs. En revanche «la voie des méchants conduit à la ruine», il l'a fait disparaître c'est-à-dire il n'a point révélé [aux anges] que l'homme donnera aussi naissance à des méchants.»

Il semble que la création de l'homme tourne autour du problème de l'existence du juste. C'est le juste qui justifie toute la création. Car en s'abstenant de créer l'homme à cause de l'existence des impies, le monde sera de ce fait privé de celle du juste. Aussi D'ieu fait-il tout pour neutraliser l'opposition des anges serviteurs.

Le midrache poursuit :

«Rabbi Simoune dit : aussitôt les anges serviteurs se formèrent en groupes et en clans tel qu'il est dit(6) :

«La volonté et la vérité se donnent la main la justice et la paix s'embrassent.» La bonté dit : qu'il soit créé car l'homme sera bienfaiteur. La vérité dit : qu'il ne soit point créé car il est tout mensonge. La justice dit : qu'il soit créé car il sera charitable. La paix dit : qu'il ne soit point créé car il sera la source de conflits.

Rav Houna, maître de Tsippori, dit : «Pendant que les anges serviteurs discutaient, le Saint béni soit-Il le créa. Il leur dit : Pourquoi discutez-vous? L'homme est déjà créé!»

Certes la volonté de D'ieu est de toute évidence pour la création de l'homme et ce, malgré tous les avis défavorables et oppositions émis par la Tora et les anges. Pourquoi alors D'ieu s'applique-t-il à réclamer leur avis si de toutes les manières il n'entend point en tenir compte?

L'homme occupe une place privilégiée dans la création. Parfois il supplante les mal'akhim puisqu'il possède le pouvoir de diriger sa conduite morale et l'orienter selon sa volonté. La liberté constitue un privilège. Elle lui confère une importance qui dépasserait celle de l'ange. En cherchant à prendre l'avis des mal'akhim, D'ieu neutralise leur opposition ainsi que leur hostilité à l'homme qu'ils n'auraient pas manqué de manifester.

L'homme est pétri de contradictions : plein de bonté et de bienveillance, il sera capable de perfidie, de mensonge et d'infidélité; charitable et serviable, il aura tendance à se quereller et à perpétuer la division dans la société. Mais son existence est à ce prix : capable du meilleur et du pire, du bien et du mal.

La nature de l'homme est ainsi faite. Il devra développer le bien et s'écarter du mal. C'est cette mission qu'il aura à accomplir durant son existence. La Tora sera là pour l'aider à s'élever et pour être à l'image et l'égal des anges serviteurs.

Le Midrache Tanhouma, citant(7) :

«L'Ét'ernel D'ieu dit : «Voici l'homme devenu comme l'un de nous, en ce qu'il connaît le bien et le mal» rapporte : c'est bien ce que le texte exprime(8) :

«Seulement voici ce que j'ai trouvé : c'est que D'ieu a fait les hommes pour être droits». Le Saint béni soit-Il, appelé juste et droit, n'a crée l'homme à son image que dans le but de le voir juste et droit comme Lui. Et si tu objectes pourquoi avoir créé le yètsèr ha-râ, à propos duquel il est écrit(9) :

«Car les conceptions du coeur de l'homme sont mauvaises dès son enfance» et que tu te dises puisqu'il est mauvais qui pourrait le rendre bon? Le Saint béni soit-Il répond : c'est bien toi qui le rends mauvais? Comment se fait-il qu'un enfant âgé de cinq, six, sept, huit et neuf ans ne faute point? Mais à partir de dix ans, il commence à élever en lui le yètsèr ha-râ. Et si tu penses que l'homme ne saurait se contrôler, le Saint béni soit-Il oppose à cela : c'est bien toi qui le rends mauvais car étant enfant tu n'avais point fauté. En grandissant tu t'es rendu coupable de fautes.»

L'homme ne peut accuser le Créateur de l'avoir handicapé par la présence du yètsèr ha-râ. Celui-ci est bon puisqu'il aide l'homme à atteindre la perfection et s'élever au niveau des mal'akhim. Le yètsèr ha-râ n'est mauvais que par la volonté de l'homme. Le bon usage du yètsèr ha-râ le rendra bon. Le midrache souligne, en effet, «Combien de choses amères, l'homme arrive à les rendre douces?» Voilà donc l'homme réhabilité face à toutes les oppositions qui se sont levées à l'occasion de sa création. Étant créé à l'image de D'ieu, il ne peut qu'être juste, parfait et droit, comme son Créateur. Étant potentiellement capable d'être bon et parfait, il justifie amplement la création.

D'ieu dit : «Faisons l'homme à notre image, à notre ressemblance, et qu'il domine sur les poissons de la mer, sur les oiseaux du ciel, sur le bétail enfin sur toute la terre, et sur tous les êtres qui se meuvent.

Naâssè, faisons.

Ce pluriel jette un trouble. A qui D'ieu s'adresse-t-il pour obtenir son accord à propos de la Création de l'homme? Pourquoi justement lors de la Création de l'homme D'ieu prend-Il une telle précaution? N'y aurait-il pas justement danger à laisser croire, que le Créateur n'est pas Un?

Pour Rachi, l'emploi du pluriel nous enseigne la modestie du créateur.

«L'homme étant à l'image des êtres célestes, ceux-ci auraient pu être jaloux. Aussi D'ieu a-t-Il pris soin de les consulter... Ici D'ieu prend également avis et demande l'autorisation auprès de sa cour. Il leur dit : dans les mondes supérieurs, il y a des êtres à Mon image. S'il n'y a pas dans les mondes inférieurs d'êtres à mon image, il y aurait jalousie, déséquilibre, dans l'oeuvre de la création.»

Rambane, se basant sur une explication de Rabbi Yossèf Qimhi, dit que D'ieu voulait associer la terre à la création de l'homme. De la terre, l'homme tire le corps, le physique qui est matériel tel qu'il est dit plus loin(10) : «L'Ét'ernel D'ieu, façonna l'homme - poussière détachée du sol» En revanche, le Créateur lui assure l'âme tel qu'il est dit : «Il fit pénétrer dans ses narines un souffle de vie».

Ainsi l'homme participe de la terre par son corps et des êtres célestes par son âme. Le pluriel pour Rambane se justifie car D'ieu, s'adressant à la terre, lui demande de participer à la création de l'homme.

Or ha-Hayim pense que ce pluriel fait allusion aux attributs de Clémence qui, au nombre de 13, s'associent à la Rigueur divine pour procéder à la Création de l'homme. Mais il ne saurait s'agir d'un créateur autre que D'ieu qui crée et forme l'homme puisque le texte précise justement «D'ieu créa l'homme» c'est-à-dire D'ieu qui est unique crée l'homme.

C'est à une conclusion semblable que Rachi aboutit et ce dans le but de nous enseigner la modestie de D'ieu. Il dit en substance :

«Bien que personne n'ait aidé D'ieu dans l'oeuvre de la création et les hérétiques pourraient tirer partie de ce pluriel contre le monothéisme la Tora n'a pas voulu manquer de donner une leçon et d'enseigner la vertu de modestie : le supérieur doit prendre des avis et demander autorisation auprès de son inférieur. Si la Tora avait écrit : je ferai l'homme, cela ne nous aurait pas appris que D'ieu a consulté «son conseil» mais qu'il a formé son projet seul. Mais la réponse aux hérétiques est donnée dans le verset qui suit immédiatement : «Et D'ieu créa l'homme» Le texte ne dit pas : Et ils créèrent.»

Cette précaution divine de demander avis à son conseil montre, dit Kéli Yaqar, à quel point l'homme constitue une créature exceptionnelle. Ainsi le texte administre-t-il la preuve de la place privilégiée qu'occupe l'homme au sein de la création.

Pour Mèâm Loêz, ce pluriel répond au souci du Créateur d'enseigner aux mal'akhim eux-mêmes la vertu de modestie. En effet, lorsque le cinquième jour, D'ieu créa les oiseaux et les poissons, les anges avaient conçu de l'orgueil. Ils se sont dit : «nous sommes mieux que toutes ces créatures.» Pour battre en brèche leur orgueil, D'ieu demande aux anges : «Faisons un homme» c'est-à-dire «que chacun montre de quoi il est capable en créant l'homme.» N'ayant pu le créer, le texte précisant, en effet, D'ieu créa l'homme, ils comprirent qu'ils avaient péché par orgueil.

Tsalmènou, démoutènou, notre image, notre ressemblance.

Plus loin le texte dit :

«D'ieu créa l'homme à son image»,

Pour quelle raison omet-il de mentionner à sa ressemblance?

Que signifie tsèlèm, et démoute, ?

L'image, pour Rachi, est le modèle, la ressemblance est l'intelligence. Alors que Rambane dit, l'image est la Majesté et la Gloire que l'homme tient des êtres célestes et supérieurs qui trouvent leur expression dans ses aptitudes à la sagesse, l'intelligence et son savoir pratique. La ressemblance est la matière par laquelle il se rattache à la terre.

Pour Sforno, l'image est l'intelligence qui se rattache à l'âme. Celle-ci n'est pas périssable, elle est éternelle.

A notre ressemblance : les anges n'étant pas dotés de liberté, ils sont au contraire déterminés et conditionnés, l'homme ressemble à D'ieu en ce sens qu'il est pourvu du pouvoir de liberté. Cependant la différence est que la liberté divine agit toujours pour le bien tandis que l'homme possède le pouvoir de l'utiliser pour le mal. Aussi pour cette raison dira-t-il : comme notre ressemblance, c'est-à-dire que l'homme ne possède point la ressemblance divine véritable.

Cependant en relatant la création de l'homme, le texte ne se contente pas de dire : «D'ieu créa l'homme à son image»; plus encore, il le souligne bien : «c'est à l'image de D'ieu qu'il le créa».

Pour Rambane, il n'était point nécessaire de préciser «à sa ressemblance» puisque ce terme fait référence à la terre qui lui fournit la constitution physique.

Or ha-Hayim constate que le verset fait allusion à l'homme en général qui bénéficie de l'image commune à tous les hommes même dépourvus de sainteté. Aussi le verset précise-t-il dans ce cas à son image. Tandis que l'autre image, l'image de D'ieu, est réservée aux Bénè Yisraèl dont la sainteté leur assure les deux images : l'une reconnaissable parce que l'homme est différent de la bête et l'autre, plus spirituelle, est personnelle.

Wé-yirdou, qu'il domine.

S'agissant d'un homme, le texte devait conjuguer plutôt wé-yird, au singulier!

Le pluriel se justifie, car D'ieu a créé l'homme, Mâle et Femelle. Cependant ce terme, pour Rachi, présente la particularité d'exprimer deux réalités. Il exprime en effet ridouï, domination, mais aussi yérida, déchéance. Aussi, méritant, l'homme domine-t-il la bête. Déméritant, il descend plus bas que la bête.

Qu'il domine sur les poissons, sur les oiseaux, sur le bétail,

Pourtant plus loin(11), le texte dit :

«Que votre ascendant et votre terreur soient sur tous les animaux de la terre et sur tous les oiseaux du ciel : tous les êtres dont fourmille le sol, tous les poissons de la mer..»;

l'ordre n'a pas été donc respecté puisque les poissons viennent en dernier. De même David avait inversé cet ordre disant(12) :

«Tu lui as donné l'empire sur les oeuvres de tes mains, et mis tout à ses pieds : brebis et taureaux, tous ensemble, et aussi les bêtes des champs, oiseaux du ciel et poissons de la mer.»

De plus il y a lieu de remarquer que notre texte, parle de dominer, celui de la sidra de Noah ascendant et terreur alors que David parle d'avoir l'emprise. Pourquoi donc ce changement?

Kéli Yaqar voit dans le changement des termes, l'idée que l'homme peut, grâce à ses mérites, dominer des créatures qui normalement échappent à son contrôle. Ainsi les poissons parce qu'ils vivent dans l'eau échappent à la vue et au contrôle de l'homme. Les oiseaux sont visibles, et bien que volant dans les airs, peuvent être atteints par ses flèches. Le bétail par contre est plus accessible à l'homme. Néanmoins l'idée de démérite est aussi exprimée car si l'homme connaît la déchéance cela pourrait atteindre le degré le plus bas, celui d'être moins que la bête.

Le texte de Noah et de Téhillim ne parlant pas de domination pouvant se transformer en déchéance n'avaient point à suivre l'ordre de notre texte. Bien au contraire ils observent l'ordre naturel celui qui fait état du contrôle normal de ces éléments qui va du simple au complexe : bétail, oiseaux, poissons.

Or ha-Hayim retient l'idée de déchéance. Il parle en fait de la dégradation morale de l'homme. Déméritant et désobéissant, l'homme entame une chute qui le mène du niveau du poisson, à celui des oiseaux pour atteindre celui du bétail. Ainsi le niveau du poisson symbolise la chute la plus légère car le poisson ne nécessite pas d'abattage. Réparer ce mal est relativement plus facile. Mais si le mal est plus aigu, la chute sera du niveau de l'oiseau dont l'abattage nécessite de trancher au moins un des deux tubes, l'oesophage ou la trachée artère. La réparation morale est ici plus rigoureuse. Enfin le mal étant plus grave, la déchéance atteint le niveau de l'animal dont l'abattage nécessite de trancher les deux tubes. La réparation est donc plus sévère et plus laborieuse. Plus l'homme se dégrade et plus grande sera sa déchéance. Le niveau le plus bas sera celui des reptiles qui rampent sur la terre.

D'ieu les bénit en leur disant : «Croissez et multipliez! remplissez la terre et soumettez-la! Commandez aux poissons de la mer, aux oiseaux du ciel, à tous les animaux qui se meuvent sur la terre!

D'ieu les bénit,

Qu'ajoute cette bénédiction de plus qui n'était point inclus dans le projet de la création?

Rambane souligne qu'il s'agit maintenant de bénédiction puisque D'ieu l'exprime clairement. Le verset d'ailleurs le souligne : «Et il leur dit», . La bénédiction est explicite en ce sens que l'homme doit procréer et remplir la terre. Le monde comportera plusieurs nations et peuples.

Pour Or ha-Hayim la bénédiction consiste à assurer la pérennité du genre humain qui ne disparaîtra jamais.

Soumettez-la,

La terre ne sera soumise à l'homme que si le genre humain se multiplie et remplisse la terre. Le désert, parce qu'il est inhabité, échappe au contrôle et à l'emprise de l'homme.

Ainsi l'homme en tant qu'aboutissement de la création pourrait avec son mérite et sa conduite morale hisser la création à un niveau de perfection morale élevé, assurant ainsi l'existence du monde.

1. Bérèchit 1, 26-28.
2. cf. Pirqè de Rabbi Èliêzèr. Voir également Yalqout Chimôni, paragr. 13.
3. Bérèchit Rabba, chap. 8.
4. Téhillim 1, 6.
5. Le midrache emploie hodiâ, au lieu de yodèâ, .
6. Téhillim 85, 11.
7. Tanhouma paragr. 7, sur Bérèchit 3, 22.
8. Qohèlète 7, 29.
9. Bérèchit 8, 21.
10. Bérèchit 2, 7.
11. Bérèchit 9, 2.
12. Téhillim 8, 7-9.


Le Chabbat ou la Création achevée