À Propos

Rabbi David Sabbah

Grand Rabbin Séfarade

À l’appel de la communauté séfarade de Montréal le rabbin David Sabbah occupe le poste de Grand Rabbin Séfarade du Québec depuis Octobre 1978. Né à Marrakech (Maroc), il fait ses études secondaires à l’École Normale de Casablanca et à l’École Normale Israélite Orientale de Paris. Il dirige, à Rabat, le réseau scolaire des Écoles Ozar ha-Tora. Il assume parallèlement la direction de l’Institut des hautes études hébraïques. Secrétaire général du Comité de la Communauté israélite de Rabat, il est appelé à présider la Commission responsable de la Kacheroute. Il siège en tant qu’officier au Conseil des Communautés israélites du Maroc. Docteur en Pensée juive à l’Université de Strasbourg. Licencié ès Lettres, il détient un Diplôme en Littérature Comparée. Professeur associé à la Faculté de théologie de l’Université Laval.

Sous l’influence du Grand Rabbin, les communautés séfarades s’organisent, propagent le judaïsme séfarade et l’on assiste à un retour aux sources massif.

      Parmi les réalisations du Rabbin, sur le plan religieux, notons la création du Kolel Torat Haïm chargé de la formation de leaders spirituels dans la tradition séfarade, de la Yéshiva Or Tora, la création de l’Institut supérieur de théologie juive et la signature d’un accord de partenariat entre l’Université Laval et le Grand Rabbinat du Québec, pour la mise sur pied d’un programme de théologie juive.

      Le Rabbin Sabbah a successivement reçu sa confirmation comme autorité religieuse des Grands Rabbins d’Israël Mordekhaï Èliyahou et Ôvadia Yossèf.

      Fort de cette consécration, le Rabbin a lancé la Commission de la Kacheroute du Grand Rabbinat du Québec, sous l’estampille “KSR”, soit l’émission de la Certification Kachère des produits alimentaires, l’octroi de l’Attestation d’Établissement Kachère ainsi que l’autorisation de décerner un permis d’abattage selon le rituel séfarade : la chéhita hallaq Bèt Yossèf; abattage rituel plus rigoureux que celui généralement pratiqué. Le Rabbin siège aussi, en sa qualité de dayane (juge), au Bèt Dine de Montréal (Tribunal Rabbinique) chargé notamment des cas de divorce religieux.

      Le Grand Rabbinat a, depuis sa création, permis au grand public québécois de trouver un interlocuteur sur le plan religieux. Il a su développer un esprit de compréhension entre Canadiens d’origine séfarade et Canadiens de souche afin de favoriser une meilleure compréhension entre les communautés.

      Malgré les consultations à raison de 4 à 5 par jour, durant toute l’année, une charge complète de professeur à l’université, des cours deux fois par jour au Rabbinat, le Rabbin réussit à trouver quelques rare moments de répit pour produire ses ouvrages.

      En dépit de ce bilan positif, beaucoup reste à faire pour assurer une meilleure coordination entre les diverses communautés séfarades et éviter un dédoublement des services et activités.